mardi 11 décembre 2018

Qui veut quoi pour le Maroc ?

Le Maroc bouge! Oui, mais dans quel sens et pour quelles fins? Car, en effet, parallèlement à de gigantesques efforts déployés sur la voie du développement, l’impression du «rien ne va» et de «rien n’avance» demeure et se fait loi…

D’une part, il y a les chantiers royaux entamés dans différents secteurs, notamment dans le domaine social. Le Souverain ayant émis le vœu de placer cette année sous le signe du social, toutes les orientations ont été faites dans ce sens. Dès cette rentrée, le Roi s’est attaqué au problème de l’éducation et de l’enseignement. Il y a également eu le point sur le chantier de règne, l’INDH, avec un bilan d’étape dont sont ressortis des résultats probants.

Aujourd’hui, Sa Majesté se penche sur la question de l’emploi des jeunes, notamment en mettant en place une commission qui devra passer à l’action dans les plus brefs délais (3 semaines), en vue de développer une stratégie qui réussira l’adéquation entre la formation et l’emploi, en fonction des besoins du marché et des attentes de l’entreprise.

Cette dernière, créatrice d’emplois par excellence, semble sombrer dans la morosité. Ce qui a suscité la réaction du Patronat, afin de redonner confiance à l’entreprise et lui préparer un champ d’action garant de son épanouissement et de sa réussite, quelle que soit sa taille. Les engagements et les résolutions pris, tant par le public que par le privé, lors de la 1ère Université d’été de la CGEM, versent  tous dans ce sens et appellent à un partenariat gagnant-gagnant…

Parallèlement à tout cela, dans un Maroc, dira-t-on, d’une autre dimension, c’est plutôt à de rudes  mouvements de contestation qu’on assiste. A Casablanca, les habitants de plusieurs douars environnants, auxquels on vient juste de démolir les «logis», entrent dans un réel «face à face» avec les autorités locales qui, arguent-elles, ont agi dans le cadre du Programme national «Villes sans bidonville»… Action fortement désavouée par les habitants «non avisés» et contraints aujourd’hui de passer leurs jours avec le ciel comme seul toit!

E puis au Nord, à Tétouan précisément, c’est encore cette persistante question d’immigration clandestine qui vient créer des embrouilles. Les citoyens, indignés par la mort d’une jeune fille candidate à l’immigration, montent au créneau…

D’un côté, ça bouge, de l’autre, ça freine et ça proteste! Et entre ces deux pôles, apparemment complètement distincts, on se demande où est le Maroc? Quel Maroc veut-on vraiment et qui lui veut quoi? 

HD

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