vendredi 19 avril 2019

Lutte contre la pauvreté : Quand l’entraide s’organise au Maroc…

La société civile, dont l’action est basée sur le volontariat, constitue un levier majeur pour jeter les bases d’un développement social profitable à toutes les régions du Royaume, sans distinction.

Dans ce sens, plusieurs initiatives sont lancées par le tissu associatif. Elles visent l’amélioration des conditions de vie des populations en situation de précarité, surtout de celles qui vivent dans des régions éloignées. Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, organiser une collecte de denrées alimentaires, de vêtements ou de médicaments au profit des plus démunis n’est plus aussi difficile qu’avant. Sur les plates-formes d’échange et de discussion, comme Facebook, des groupes sont créés en permanence, appelant les âmes charitables à multiplier les apports, en nature ou en numéraire, au profit de ceux et de celles qui en ont le plus besoin.

L’entraide s’organise entre Marocains

«Jak Lberd, Hak Lbess» fait partie de ces campagnes solidaires lancées durant les périodes de grand froid au Maroc. Cette année, cette initiative, lancée en novembre 2018, a choisi de concentrer son action sur la capitale de l’Oriental, Oujda. En quelques jours, plus de 70 pièces de vêtements ont été collectées au profit des pauvres et des Sans Domicile Fixe (SDF) de la ville. Ces apports en nature ont été accrochés à des poteaux d’éclairage public, à la disposition de ceux qui en auraient le plus besoin. 

Parmi les initiatives solidaires louables émanant de simples citoyens, celle portée par un jeune Marocain de 32 ans. Alors que le Maroc traverse une saison hivernale des plus dures, ce jeune homme a eu l’idée de lancer une campagne citoyenne. Sous le hashtag #couvre moi  (Ghattini), cette initiative s’est fixée comme objectif de venir en aide aux SDF dans plusieurs villes du Royaume. Lancée début janvier 2019, en collaboration avec le Croissant Rouge Marocain, ce programme se poursuit jusqu’à la fin du mois en cours.   

Dans le Royaume, l’entraide n’est pas limitée dans le temps. En dehors de la période de grand froid, les Marocains n’hésitent pas à faire bloc, en unissant leurs efforts tout au long de l’année, pour faire face à la précarité et au besoin dans lequel vivent certains de leurs compatriotes. Le mois de Ramadan reste, toutefois, une période de l’année où l’altruisme atteint son apogée. Durant trente jours, des opérations de F’tour (rupture du jeûne) collectif sont quotidiennement organisées, aussi bien dans les villes que dans les campagnes. En juin 2018, dans le cadre d’une opération baptisée «F’tour Mobile, Bsahtek», des milliers de repas de rupture du jeûne ont été distribués dans les villes marocaines. Ce type d’initiative se poursuivra certainement à l’occasion du Ramadan 2019. Dans ce cadre, plusieurs associations et groupes de bénévoles ont annoncé l’organisation de nouvelles opérations de F’tour collectifs au profit des nécessiteux.

Ainsi, l’élan de solidarité reste une caractéristique qui fait la particularité des Marocains. Grâce à leur sensibilité aux conditions difficiles dans lesquelles vit une catégorie de la population, l’espoir est toujours permis en un avenir où la pauvreté et la précarité seraient réduite autant que possible.

Mohcine Lourhzal

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