mardi 25 juin 2019

Ils ont déclaré au Reporter

Dans le cadre de la couverture des travaux du Forum Crans Montana, qui a clôturé ses travaux dimanche 17 mars 2019 à Dakhla, Le Reporter a recueilli des déclarations émanant de personnalités de renom ayant pris part à cet événement.

Saâd-Eddine El Othmani, chef de gouvernement

«La cinquième édition du Forum Crans Montana est très importante de par la qualité des invités et des intervenants, mais aussi le thème choisi. Aujourd’hui, la population africaine est très jeune. Donc, on s’intéresse beaucoup à aider cette jeunesse à avoir un enseignement de qualité et une formation de qualité, à accéder à l’emploi et pouvoir construire son avenir et celui de tout le continent africain. Le Maroc a toujours partagé ses expériences avec ses frères africains. Le Forum Crans Montana est, à mon sens, une opportunité pour réussir la construction d’un avenir meilleur pour l’Afrique et les Africains».

Anas Doukkali, ministre de la Santé

«Pour prospérer, l’Afrique doit repenser ses fondamentaux, notamment en matière de modernisation de l’offre de santé. L’accès de la population africaine aux services de santé de base et à la couverture sociale universelle constitue l’une des principales préoccupations du siècle pour l’Afrique. Aujourd’hui, les enjeux et les perspectives du système de santé au Maroc et en Afrique sont énormes. Pour relever l’ensemble des défis liés à la santé en Afrique, il est nécessaire de repenser le partenariat public-privé (PPP) comme moyen novateur et incontournable, pour atteindre une couverture globale pour tous les Africains».

Salaheddine Mezouar, président de la CGEM

«Avec un marché d’un milliard de consommateurs, dont le tiers appartient aujourd’hui à la classe moyenne, l’Afrique doit classer ses priorités par ordre d’importance. Le continent a besoin, en premier lieu, de renforcer ses infrastructures. Certes, le Fonds Africa50 pour les infrastructures est un bon début, mais il faudrait d’autres fonds semblables à ce dernier, pour pallier le besoin. Pour que les acteurs internationaux investissent dans les infrastructures, ils doivent avoir l’assurance d’un retour sur investissement dans le long terme et être protégés par des textes clairs, lisibles et stables dans le temps. L’Afrique a besoin d’une vision économique partagée et supranationale qui permette l’intégration industrielle autour des métiers mondiaux».

Aziz Fall, directeur de la promotion à l’Agence sénégalaise des énergies renouvelables

«Le Maroc, à bien des égards, est une source d’inspiration. Ce pays qui ne dispose pas d’importantes ressources naturelles, en dehors du soleil et du vent, s’est quand même inscrit dans une logique de transition énergétique. Il est clair que l’utilisation unique des hydrocarbures pose un problème sur le long terme, parce que ce sont des énergies épuisables. En plus, de nombreuses études ont démontré qu’elles risquent de remettre en cause la pérennité de notre environnement. La meilleure solution est donc de trouver un équilibre permettant aux pays de se développer, tout en préservant l’environnement».

M.L

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