dimanche 21 octobre 2018

Constat : A qui profite le progrès ?

(AFP)

L’ampleur et la gravité de la situation sont telles qu’elles ont été, à maintes reprises, relevées par Sa Majesté le Roi. En effet, à chaque fois que le Souverain abordait ces problématiques, il proposait des solutions.

Il y a près d’un an déjà, à l’occasion de l’ouverture de la première session de la 2ème année législative de la 10ème législature, SM le Roi avait relevé, dans son Discours devant les membres des deux Chambres du Parlement qu’aujourd’hui, les Marocains veulent que leurs enfants bénéficient d’un enseignement de qualité, qui ne se limite pas à développer des aptitudes de lecture et d’écriture, mais qui leur offre la garantie d’embrasser le monde du savoir et de la communication. «Un enseignement de qualité qui leur permette d’accéder au marché du travail et de s’y insérer aisément; et qui contribue à la promotion individuelle et collective. Et non un enseignement qui fonctionne comme une machine à fabriquer des légions de diplômés chômeurs».

Ces jeunes, qu’on retrouve encore, victimes d’un système scolaire défaillant et qui n’ouvre pas d’horizon… Des jeunes qui «représentent plus d’un tiers de la population, qui n’ont pas l’occasion de profiter», mais qui ne profitent pas du progrès enregistré au Maroc…

Ainsi, «assurer la mise à niveau de la jeunesse marocaine, pour favoriser son engagement actif et efficient dans la vie publique nationale, constitue un défi majeur qu’il convient de relever de manière appropriée». Un défi, compte tenu du fait que la jeunesse représente la véritable richesse qui, loin d’être un frein au développement, en constitue le moteur.

Le Souverain avait alors relevé, dans ce sens: «Du fait des changements sociaux à l’œuvre au Maroc, la jeunesse s’affirme désormais comme un nouvel acteur clé et exerce une influence significative sur la scène nationale… Toutefois, en dépit des efforts consentis, à Nos yeux et à ceux des intéressés, la situation de nos jeunes reste insatisfaisante. Parmi eux, nombreux sont ceux qui souffrent de l’exclusion, du chômage et se trouvent dans l’impossibilité de finir leurs études, parfois même d’accéder aux services sociaux de base».

Là où le bât blesse

Les maux sont nombreux et leurs retombées sont aussi ravageuses. A commencer par un système d’éducation et de formation qui ne remplit pas efficacement son rôle, notamment dans la mise à niveau et l’insertion socio-économique des jeunes.

Ensuite, si les politiques publiques sectorielles et sociales réservent une place importante aux jeunes, il y a lieu de constater que leur impact sur la situation de cette frange de la population reste limité, en raison de la faible efficacité des programmes, de leur manque de cohérence, de leur inadéquation aux spécificités de chaque catégorie de jeunes.

Des remèdes d’urgence

Les questions liées à la jeunesse sont indissociables des problématiques de croissance, d’investissement et de travail. Partant de là, Sa Majesté a souligné que, «pour remédier à la situation précaire des jeunes, il est nécessaire d’innover par des initiatives et des projets concrets, susceptibles de libérer leurs énergies, de leur assurer un emploi, un revenu stable. Alors seulement, ils seront aptes à apporter leur concours actif au développement du pays».

Sa Majesté avait, dans ce sens, cité comme exemple le cas particulier des jeunes qui travaillent dans le secteur informel, relevant que «leur situation requiert la recherche de solutions réalistes n’impliquant pas nécessairement la mobilisation d’importantes ressources matérielles, mais assurant des moyens et des espaces de travail appropriés pour qu’ils exercent leur activité en toute légalité. De tels remèdes ont l’avantage de créer des bénéfices profitables à cette catégorie de la population et, au-delà, à la société tout entière».

L’autre chantier de règne

Elargissant et officialisant l’action, le Souverain, à l’instar de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain, avait appelé à l’élaboration d’une nouvelle politique intégrée dédiée aux jeunes. «Axée fondamentalement sur la formation et l’emploi, celle-ci devrait avoir le potentiel nécessaire pour proposer des solutions réalistes aux problèmes réels des jeunes, notamment ceux qui vivent en milieu rural et dans les quartiers périphériques et pauvres».

Pour que cette nouvelle politique puisse réussir et répondre à l’exigence d’efficacité, Sa Majesté avait alors recommandé que les dispositions de la Constitution servent de source d’inspiration pour son élaboration, «… et que la parole soit donnée aux jeunes pour qu’ils y contribuent». Le Souverain avait, par la même occasion, appelé à une ouverture sur les différents courants de pensée et «… à une exploitation judicieuse des rapports et des études dont Nous avons ordonné la préparation, notamment le Rapport sur ‘‘la Richesse globale du Maroc’’ et la ‘‘Vision 2030 pour l’Education et la Formation’’».

Dans la perspective de l’élaboration et de l’adoption de cette politique, Sa Majesté le Roi avait également appelé à «activer la mise en place du Conseil consultatif de la Jeunesse et de l’Action associative». La mission de cette institution constitutionnelle est d’animer le débat sur les questions liées à la jeunesse, d’émettre des avis sur le sujet et d’assurer un suivi de la situation de cette catégorie de la population, avait précisé le Souverain.

HD

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