mardi 11 décembre 2018

CGEM : Ce Maroc gagnant que veut l’entreprise

A l’heure où le Maroc est, plus que jamais, en quête de son nouveau modèle de développement, cette 1ère édition de l’Université d’été de la CGEM, sur le thème «Une Entreprise forte, un Maroc gagnant», a constitué, pour les instances de gouvernance de la Confédération, une plate-forme opportune pour décliner le rôle central de l’entreprise en tant que levier de croissance et dévoiler ses priorités et ses plans d’action, en vue d’anticiper et d’accompagner les mutations profondes qui affectent les économies mondiales.

Ces transformations concerneront inévitablement l’entreprise marocaine, notamment les PME. Comment, alors, bâtir une Entreprise forte dans son marché intérieur, capable de s’adapter aux instabilités de l’économie mondiale et de tirer profit des nouvelles opportunités qu’elle offre? Comment œuvrer pour une Entreprise responsable qui joue pleinement son rôle pour générer des richesses et créer des emplois? Comment, enfin, adopter une posture optimiste, mais réaliste et mobiliser toutes les forces pour offrir des perspectives économiques fortes au service d’un Maroc gagnant.

Partant de cet ensemble de questions, afin d’y trouver les réponses adéquates, la CGEM a organisé la 1ère édition de son Université d’été. Un rendez-vous inscrit dans une perspective annuelle qui a constitué un moment fort pour le monde de l’Entreprise et a marqué la rentrée économique. C’était aussi une occasion pour la CGEM de mobiliser ses membres et jouer pleinement son rôle fédérateur des régions et des fédérations professionnelles. Les chefs d’entreprise ont ainsi eu l’occasion de débattre, avec des décideurs publics, des universitaires et des intellectuels, sur les enjeux économiques et sociaux auxquels il est aujourd’hui impératif de faire face pour formuler les solutions les plus adéquates.

Cette édition de  l’Université d’été de la CGEM a aussi été un espace de rencontres et de découvertes. L’organisation de cet événement, dans un cadre universitaire, était également un message fort, traduisant la détermination de la CGEM de placer la jeunesse au cœur de ses programmes d’actions futures et d’affirmer la place essentielle du système éducatif dans la préparation du monde de l’entreprise de demain.

Une entreprise voulue forte et agissante, comme le souligne le thème choisi pour cette édition: «Une entreprise forte, un Maroc gagnant».
Une entreprise forte et qui ne peut l’être sans ses partenaires, à savoir le gouvernement, les syndicats, les Universités, mais également «cette formidable jeunesse» qui ne demande qu’à libérer son potentiel, comme souligné par  Salaheddine Mezouar, président de la CGEM. Celui-ci a noté que l’objectif premier de cette concertation est de parvenir à «un Maroc gagnant». «Ce Maroc gagnant, ce Maroc qui créé de la richesse locale, des emplois et s’inscrit dans une démarche d’inclusion a besoin d’une entreprise capable de relever les défis, et d’imprimer un élan pour tous».

Aujourd’hui, en plus de ses propres contraintes intérieures, l’entreprise est également contrainte par son environnement international. Un monde mouvant qui l’oblige de plus en plus à s’adapter, à se réinventer, à changer ses codes et à repenser ses modèles de société. Une  époque qui malmène les économies mondiales, secoue les monopoles, bouleverse le fonctionnement des entreprises, allant jusqu’à remettre en cause l’autorité, l’organisation des relations au travail et la communication.

Rebondissant sur l’idée de monde en mutation, l’ancien Premier ministre français, Dominique de Villepin, est parti de la qualité des relations entre le Maroc et l’Europe sur les plans politique, économique et culturelle; qualité qui constitue, selon lui,  «un atout dans une situation internationale changeante et fluctuante». La dimension africaine du Maroc, illustrée par la présence des réseaux majeurs, notamment dans le domaine des banques et des assurances, hissent les capacités du Maroc au-delà des frontières.

S’arrêtant sur le volet éthique, De Villepin a appelé les acteurs économiques à créer des valeurs sociales, au bénéfice de chacun, «au lieu de se limiter à une création purement économique et financière».
Une question est cependant revenue, quant au rôle de l’entreprise entre Etats et individus. La réponse consiste, comme ce sont accordés à dire les différents intervenants, en la nécessité de rétablir la confiance entre le secteur privé et l’Etat et la nécessité d’encourager l’investissement, notamment dans les infrastructures, afin de créer plus d’emplois.

Public-Privé, le nécessaire partenariat

Il s’avère aujourd’hui que, face à une telle situation, les secteurs privé et public ont grand intérêt à travailler ensemble main dans la main, afin de réaliser une croissance économique accélérée, d’adapter l’économie nationale aux mutations de l’environnement international et de favoriser le développement humain. Pour résorber le chômage des jeunes, auxquels le gouvernement a consacré plusieurs programmes en vue de leur insertion sociale et professionnelle, il est impératif de favoriser une croissance économique forte permettant, également, d’améliorer les conditions de vie des citoyens.

Compte tenu de l’ampleur des défis, aux niveaux national et international, auxquels le Maroc est confronté, il est opportun que les secteurs public et privé conjuguent leurs efforts dans le cadre d’un véritable partenariat.

HD

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