mercredi 19 juin 2019

Ça démarre au Maroc : Le «téléphone porte-monnaie» pour tous

Bank Al-Maghrib, banques et experts expliquent

Fortement soutenu, entre autres, par Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), le paiement mobile est une initiative dont le but est double.

Il s’agit d’abord d’aller vers la suppression progressive de la circulation du cash. Sachant que la gestion du paiement en cash coûte 8 MMDH par an, dont 50% sont supportés par les banques et que le marché des opérations dématérialisables représente quelque 400 MMDH.

Puis il s’agit d’améliorer l’inclusion financière d’une grande partie de la population encore non bancarisée. Un des enjeux majeurs, en effet qu’ouvre ce projet, consiste en l’intégration de près  de 14 millions de citoyens qui ne bénéficient toujours pas de services financiers.

Désormais et par la  simple saisie du numéro de téléphone (jusqu’à présent les smartphones seulement), les services de paiement, de transfert et de retrait d’argent, mais également l’ouverture et la consultation d’un compte, le versement d’argent et le paiement chez le commerçant sont possibles.

Le 13 novembre, BAM et l’ANRT annonçaient officiellement le lancement du m-wallet (porte-monnaie mobile, ou le téléphone porte-monnaie) avec un élément déterminant: l’interopérabilité. Celle-ci va permettre aux usagers d’accéder à divers services financiers, sans restriction d’accès due à la différence des plates-formes proposées par les fournisseurs/acteurs de paiement mobile. Elle intervient après que plusieurs institutions bancaires, comme Attijariwafa bank, BCP, BMCE Bank of Africa, GCAM et CIH Bank, ont testé de façon concluante en interne leur solution de paiement mobile déjà lancée.

Certes, on parle depuis ce lancement d’un certain blocage et d’entraves qui empêchent une mise en œuvre effective de cette solution qui va révolutionner le monde du paiement.

Cependant, comme nous l’atteste une source proche du dossier qui a requis l’anonymat, il s’agit d’un grand projet qui nécessite encore des ajustements, la finalisation des contrats, la mise en œuvre d’un nouveau processus, le recrutement des commerçants (on parle de 51.000 commerçants que touchera le projet sur 5 ans)… Et l’aboutissement des négociations entre les établissements de paiement et les banques avec HPS Switch sur certaines clauses du contrat qui les lie, portant, entre autres, sur la protection des données personnelles et la garantie de la disponibilité de la plate-forme.

En somme, tout un travail d’accompagnement et de mise au point qui devra être préalablement fait. Et ce travail nécessite du temps.

L’essentiel est que le projet, qui a démarré tant bien que mal, est aujourd’hui là et que, dès 2019, le paiement mobile commencera à devenir une habitude du quotidien… A condition que les prestataires de services y sensibilisent sérieusement les 14 millions de potentiels usagers…

HD

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