mercredi 23 août 2017

Maroc-Espagne : Désaccord sur frontières maritimes

La délimitation des frontières maritimes constitue un désaccord entre Rabat et Madrid. Le voisin ibérique tente d’imposer son propre tracé des frontières avec le Maroc via un forcing à l’ONU pour procéder à des prospections pétrolières dans les eaux territoriales entre les Îles Canaries et les côtes marocaines du sud. Le gouvernement marocain s’oppose à cette requête espagnole. Pour les observateurs, l’objectif de l’Espagne est d’étendre ses frontières maritimes et de pouvoir prospecter sur une large zone dépassant 296.000 km2.

Le quotidien «El Pais» avance que le Maroc s’oppose, dans sa lettre adressée à l’ONU, à «n’importe quel acte unilatéral visant à délimiter la plate-forme continentale» qui comprend, selon l’article 76 de la Convention sur le droit de la mer, «les fonds marins et leur sous-sol au-delà de sa mer territoriale, sur toute l’étendue du prolongement naturel du territoire terrestre de cet Etat jusqu’au rebord externe de la marge continentale, ou jusqu’à 200 milles marins des lignes de base à partir desquelles est mesurée la largeur de la mer territoriale». Le journal espagnol souligne: «Le Maroc a demandé à la commission des limites de la plate-forme continentale qu’elle prenne ainsi en considération ce critère lors de la présentation du projet espagnol qui aura lieu à New York en juillet prochain. C’est cette commission qui va approuver cet élargissement, chose qui pourrait durer des années», assure El Pais.
Pour les observateurs, le voisin ibérique veut imposer le fait accompli sur le terrain: le navire-plate-forme «Rowan Renaissance», appartenant à la compagnie Repsol, a commencé les prospections pétrolières à 50 km de l’archipel canarien, non loin des îles Lanzarote et Fuera Ventura et ce, malgré l’opposition du Maroc. L’Espagne campe sur des positions. Le principal argument avancé par Madrid est que le Maroc n’exerce pas de souveraineté sur le Sahara et, de ce fait, ne saurait prétendre à des frontières maritimes dans cette zone. Et, pour ne rien arranger, le Maroc a annoncé l’année dernière la découverte de quantités d’hydrocarbures au large de Tarfaya, à plus de 2.100 mètres de profondeur. Sauf qu’il s’agit de pétrole lourd difficilement exploitable. Cela a suffi à aiguiser les appétits du voisin espagnol, concluent les observateurs.

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