mardi 21 novembre 2017

Algérie: Un nouveau gouvernement sans Sellal ni Lamamra

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a nommé un nouveau gouvernement conduit par le 1er ministre, Abdelmadjid Tebboune et marqué par le départ inattendu du ministre des affaires étrangères Ramtane Lamamra. Ce dernier a été remplacé par Abdelkader Messahel, qui occupait jusque-là le poste de ministre chargé des affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes. Le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, qui se trouve à Vienne pour une réunion de l’OPEP, a cédé sa place au Directeur général de la société de distribution du gaz (Sonelgaz), Mustapha Guitouni. Pour sa part, le ministre de la Communication, Hamid Grine, a été remplacé par Djamel Kaouane, Directeur général de l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP), chargée de gérer la manne de la publicité publique. La presse locale a prédit une difficile mission pour le prochain gouvernement. D’autant que les cours du pétrole tardent à rebondir sur le marché international, ce qui constitue un handicap pour l’Exécutif qui tente de diversifier l’économie nationale et sortir définitivement de la dépendance des hydrocarbures. En effet, la chute des prix de l’or noir, amorcée mi-2014, a porté un coup sévère aux finances publiques algériennes qui dépendent très largement de la manne pétrolière (à hauteur de plus de 95 % de ses recettes extérieures et 60 % du budget de l’État). Les recettes pétrolières ont chuté en 2016 pour atteindre 27,5 milliards de dollars US, contre 35,72 milliards de dollars en 2015, alors qu’elles caracolaient encore à 60,3 milliards de dollars en 2014. Pour amortir le choc, en l’absence d’une réelle diversification de l’économie, le pays continue de puiser dans ses réserves de change qui ont atteint 114 milliards de dollars à fin décembre 2016, contre 144,13 milliards de dollars à fin 2015 et 178,94 milliards de dollars à fin 2014. Selon la BM, ces réserves devraient atteindre 60 milliards de dollars en 2018, ce qui contraindra le pays à frapper de nouveau aux portes des institutions financières internationales.  

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