mardi 17 octobre 2017

UMT : Moukharek met le turbo à son ultimatum

La colère gronde du côté des syndicats. Deux jours après une rencontre avec le chef de gouvernement, mercredi 20 septembre, l’UMT reprend la bataille par une fin de semaine d’action et de rencontres à Agadir, qui a vu l’annonce de la création du «Centre Abderrazak pour la recherche en énergie», au sein de la Fédération nationale des travailleurs de l’énergie (FNTE). Le syndicat veut se faire entendre lors du prochain dialogue social avec le gouvernement «El Othmani». Tout, plutôt que reproduire le «fiasco» du dialogue social avec le gouvernement «Benkirane I» et «Benkirane II» et ses longs mois de blocage, faute d’avoir su déminer le dialogue avec les centrales syndicales. «Pas de dialogue sans un gel de tous les projets de lois au parlement. Nous refusons de revivre le même fiasco qu’avec l’ancien Exécutif», indique clairement Miloudi Moukharek, SG de l’UMT. Ce dernier, qui a eu un agenda chargé le week-end dernier à Agadir, est d’abord intervenu à la 1ère édition de l’Université d’été des cadres de l’Energie, avant de se réunir avec les partisans de l’UMT (section locale de cette ville).

Ces deux premiers rendez-vous en appelleront d’autres, tout au long des prochains mois, jusqu’à la fin des négociations du dialogue social, assure le SG. «L’essentiel de nos revendications, nous l’avons déjà remis au gouvernement de Benkirane, qui n’en a d’ailleurs pas tenu compte. Nous ne changerons pas nos demandes d’un iota. L’UMT a déjà présenté sa proposition au gouvernement précédent et c’est sur cette base-là que nous allons nous asseoir avec le gouvernement d’El Othmani, à qui nous demandons des propositions concrètes par rapport à nos revendications. A savoir, notamment, celles ayant un lien avec la réforme du code du travail, le projet de loi organique sur la grève et l’amélioration des revenus et du pouvoir d’achat», lance-t-il. Moukharek, qui ne mâche pas ses mots, assure que son syndicat n’écarte aucune piste de contestation et peut -à n’importe quel moment- agiter «le chiffon rouge».  «La grève reste la seule solution pour défendre les acquis sociaux des travailleurs. Tous les scénarios sont envisagés, si ce gouvernement ne veut pas entendre raison», lance-t-il.

Une chose est sûre. Les militants de ce syndicat promettent d’être très actifs dès les prochains jours. «Tous, nous nous mettons ‘‘en marche’’ pour nos droits sociaux», lancent, des syndicalistes électriciens, venus nombreux pour célébrer le lancement du «Centre Mohamed Abderrazak pour la recherche en énergie», en marge de la 1ère édition de l’Université d’été des cadres de la Fédération nationale des travailleurs de l’énergie (FNTE), organisée à Agadir les 22 et 23 septembre. Même si l’ambiance restait festive au sein de la salle, où les électriciens diffusaient une ambiance enjouée et agrémentée avec de la musique, cela n’empêchait pas un constat lucide, face à l’ampleur relative de la mobilisation. Ainsi, le SG de cette fédération, Mohamed Zeroual qui, lui aussi, fait la même analyse, assure que la rentrée sociale s’annonce très chaude. «Le dossier du dialogue social est l’un des dossiers les plus importants pour le mouvement ouvrier et syndical. Au centre de nos demandes, il y a notamment la question des retraites et de l’amélioration des salaires, lesquels suscitent de vives inquiétudes et mèneront fatalement -si rien n’est fait- vers la tension sociale», précise Zeroual. Par ailleurs, il s’est dit fier de la création du «Centre Mohamed Abderrazak», un des anciens leaders de la FNTE. Un des moments fort des travaux de cette «Université» a d’ailleurs été l’annonce de la création de ce Centre de recherche dédié à l’énergie au sein de cette fédération. «Ce Centre se spécialisera dans le domaine de l’énergie et se positionnera comme une entité de réflexion qui aura pour objectif d’apporter son savoir-faire en la matière. A travers ce centre, nous comptons travailler avec les institutions œuvrant dans ce secteur sur le plan national à même de mettre en place des actions appropriées en matière d’énergie», explique Mohamed Zeroual. Selon celui-ci, «d’anciens hauts cadres de l’ONEE ayant eu leur retraite, dont certains dirigent actuellement des cabinets d’études spécialisés dans le domaine énergétique, ont déjà exprimé leur prédisposition à collaborer dans ce Centre».

Naîma Cheriî

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