jeudi 23 novembre 2017

Sahara/Loi de Finances des USA : Nouveau camouflet infligé aux séparatistes du Polisario

Les Etats-Unis prévoient, dans le cadre de leur budget  2017, voté par le Congrès, une aide financière destinée notamment au développement économique des régions du sud du Royaume. Le Polisario essuie là, en une semaine, son troisième camouflet, après celui de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU et celui du retrait de la reconnaissance de la fantomatique RASD par le Malawi.   

Le Royaume se félicite des dispositions relatives au Sahara marocain contenues dans la loi budgétaire de l’exercice 2017 des Etats Unis, adoptées par le Congrès et promulguées, vendredi 5 mai 2017,  par le Président Donald Trump.  

Ce que prévoit le budget 2017 US pour le Sahara  

Ainsi, le  ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale souligne que cette loi prévoit que les fonds destinés au Maroc sont également utilisables au Sahara. Le ministère dirigé par Nacer Bourita fait aussi savoir que le rapport accompagnant ladite loi et explicitant ses dispositions, réaffirme, sans ambiguïté, le soutien du Congrès américain à l’Initiative marocaine d’autonomie. Il affirme ainsi, précise la même source, que le Secrétaire d’Etat américain devrait poursuivre des démarches pour un règlement négocié de ce différend, conformément à la politique des Etats-Unis de soutenir une solution basée sur une formule d’autonomie sous souveraineté marocaine.

La loi budgétaire de l’exercice 2017 des Etats-Unis contient des dispositions favorables à la position marocaine dans le dossier du Sahara, dans la mesure où elle appelle l’administration de Donald Trump à tout mettre en œuvre pour l’encouragement et le soutien des investissements dans le secteur privé au Sahara. Par ailleurs, la loi demande au Secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, de présenter un rapport, sous 45 jours, décrivant les dispositions prises pour renforcer le contrôle de la livraison de l’assistance humanitaire aux réfugiés en Afrique du Nord, dans une référence à peine voilée à la population des camps de Tindouf en Algérie. Selon plusieurs analystes, cette dernière disposition sonne comme un échec cuisant pour l’Algérie et le Polisario.

L’ambassadeur algérien tente d’intimider le Congrès US  

En juin 2016, une majorité écrasante du Congrès américain souhaitait intégrer un recensement de la population séquestrée dans les camps de Tindouf dans la loi de Finances 2017 des Etats Unis. Ce projet avait mis les Algériens hors d’eux. L’ambassadeur algérien à Washington, Madjid Bouguerra, avait alors adressé une lettre, datée du 24 juin 2016, à la Congresswoman Betty McCollum, pour exprimer le refus de l’Algérie d’intégrer le recensement des populations retenues dans les camps de la honte. «Nous mettons en garde contre les conséquences qu’aura une telle disposition inacceptable (…)». Emboîtant le pas à l’ambassadeur algérien à Washington, le lobby algérien, dirigé par le député Sean Duffy, chef de l’Algeria Caucus au sein du Congrès  US, a pris le relais en expliquant aux Américains que «la disposition selon laquelle les populations de Tindouf doivent être recensées est inacceptable du fait qu’il s’agit de réfugiés accueillis dans les frontières souveraines de l’Algérie» (Sic !).

Circonstances favorables au Maroc

Ces développements interviennent après l’adoption, le 28 avril 2017, de la résolution 2351 par le Conseil de Sécurité (CS) de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Cette résolution a réaffirmé le caractère crédible et sérieux de la proposition marocaine relative au plan d’autonomie, présentée le 11 avril 2007 à l’ONU et a salué les efforts du Royaume pour faire avancer les négociations, en vue d’une solution au conflit autour du Sahara. Le CS s’est aussi félicité dans sa résolution de la réponse positive du Maroc du 26 février 2017 à l’appel du SG, Antonio Guterres, à un retrait des deux parties (Polisario-Maroc)  de la zone tampon de Guerguerate. Le CS s’est par ailleurs inquiété de l’attitude hostile du Polisario qui a entravé le trafic et le commerce dans cette bande. Tous ces éléments, réunis, portent à croire que le dossier du Sahara est en passe de prendre une nouvelle allure plus dynamique et plus juste, sachant que le nouveau SG de l’ONU, Antonio Guterres, maîtrise ce dossier de bout en bout.  Reste maintenant à attendre que celui qui succède à Christopher Ross en tant que nouvel envoyé  spécial du SG de l’ONU au Sahara prenne officiellement ses fonctions. Une chose est sûre: le successeur de Ross -l’ancien président allemand Horst Köhler- n’aura pas la tâche facile, surtout que le Polisario est décidé à entraver la machine des négociations pour le règlement de ce dossier. L’Algérie, elle, malgré toute son implication, prétend ne pas être concernée par l’affaire du Sahara, bien que le CS de l’ONU ait appelé, dans sa dernière résolution, l’ensemble des pays de la région à s’impliquer pour le règlement de ce différend qui dure depuis 42 ans.

Au moment où le Maroc continue de recueillir le soutien de nombreux pays à travers le monde, les séparatistes sont en difficulté. Après avoir été obligés de se retirer de Guergarate et forcés d’accepter la résolution 2351 de l’ONU qui les a mis devant le fait accompli, voilà qu’ils font aujourd’hui face à un nouveau camouflet après la décision du  Congrès US d’inclure, dans le cadre de la loi de Finances 2017 des Etats-Unis, le Sahara en tant que région à développer par le Maroc, avec l’aide de l’administration Trump.    

Les séparatistes sont plus que jamais au bout du gouffre et ce n’est certainement pas un régime algérien en déclin qui pourra leur assurer un avenir prospère, surtout que la liste des pays qui retirent leur reconnaissance de la fantomatique RASD se fait de plus en plus longue. Pas plus tard que le 5 mai 2017, le Malawi devenait le 35ème pays africain à retirer publiquement sa reconnaissance du front séparatiste.       

Mohcine Lourhzal

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Un commentaire

  1. Qu’on est il de la clause stipulant que pour tout investissement de ce budget au Sahara celui ci doit automatiquement être approuvées par le congrès i

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