mardi 16 octobre 2018

Rupture des relations avec l’Iran : Le Maroc reçoit le soutien des pays arabes

Vue de la réunion au Sommet du Conseil de coopération du Golfe, tenue le 5 décembre 2017 à Koweït

Les pays du Golfe, du CCG et de la Ligue arabe, se sont exprimés en faveur du Maroc dans sa décision de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran.

Le Qatar, l’Arabie saoudite, Les Emirats Arabes Unis et Bahreïn, pour ne citer que ces pays, ont exprimé leur soutien à la décision de Rabat de rompre ses relations diplomatiques avec Téhéran, accusée de fournir au Polisario des armes via le Hezbollah.

Des soutiens de poids

En effet, l’Etat du Qatar a fait part, mardi 1er mai 2018, de sa profonde et totale solidarité avec le Royaume du Maroc dans «la préservation de la sécurité et l’intégrité de son territoire, face à toute tentative de saper cette intégrité ou de viser sa sécurité et celle de ses citoyens». Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a souligné, dans un communiqué, l’importance du respect des principes régissant les relations entre les Etats, avec en premier le respect de leur souveraineté, «la non-ingérence dans leurs affaires intérieures et la résolution des différends à travers le dialogue et les moyens pacifiques reconnus à l’échelle internationale».

L’Arabie saoudite s’est à son tour prononcée en faveur de la décision du Maroc de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran. Dans un communiqué du ministère saoudien des Affaires étrangères, Riyad s’est dit indignée de l’ingérence de l’Iran dans les affaires intérieures du Royaume du Maroc. «Le gouvernement saoudien condamne avec vigueur les ingérences iraniennes dans les affaires intérieures du Maroc, à travers sa milice terroriste du Hezbollah qui entraîne des éléments du pseudo Polisario, afin de déstabiliser la sécurité et la stabilité du Royaume du Maroc frère», a précisé le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Idem pour les Emirats Arabes Unis qui ont exprimé leur soutien total au Maroc. «Nous sommes aux côtés du Maroc dans la défense de ses causes nationales et contre toutes les ingérences iraniennes dans les affaires intérieures du Royaume», a affirmé le ministre d’Etat émirati des Affaires étrangères. Il a rappelé, par la même occasion, l’histoire des relations bilatérales entre Rabat et Abou Dhabi. «Notre politique appuyant le Maroc est une coutume instaurée par feus Cheikh Zayed et SM Hassan II que Dieu ait leurs âmes en Sa sainte Miséricorde et notre position demeure constante pour le meilleur et pour le pire», a ajouté le responsable émirati. 

Pour sa part, Bahreïn a exprimé sa profonde solidarité avec le Maroc dans sa décision de rompre avec l’Iran. Dans ce sens, le chef de la diplomatie bahreïnienne, a affirmé dans ce sens: «Nous soutenons le Maroc qui nous a toujours soutenus. Nous appuyons fermement sa juste décision de rompre ses relations avec l’Iran, suite à l’appui iranien aux ennemis du Maroc, en collaboration avec le Hezbollah terroriste. Que Dieu préserve le Roi Mohammed VI et le peuple marocain frère», a-t-il ajouté.

Le CCG se solidarise avec Rabat

Le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) a pris officiellement position en faveur du Maroc, dans la crise diplomatique entre le Royaume et l’Iran. Dans un communiqué, le Secrétaire général du CCG, Abdellatif Ben Rached Zayani, a exprimé la solidarité totale et constante du Conseil avec le Maroc, ainsi que son soutien à toutes les mesures que le Royaume prend pour consolider son intégrité territoriale et prémunir sa sécurité et sa stabilité. Faisant part de son appui au Maroc, Zyani a dénoncé les ingérences du régime de Téhéran dans les affaires intérieures du Maroc.

La Ligue arabe aussi…

Dans le même sens, la Ligue Arabe a exprimé une position en faveur du Maroc.  En effet, mercredi 2 mai 2018, le porte-parole de l’organisation panarabe, Mahmoud Affifi, a qualifié de «condamnables» les interventions de l’Iran dans les affaires intérieures des pays arabes. Et d’ajouter que la décision prise lors du dernier Sommet arabe en Arabie saoudite, sur les ingérences iraniennes, reflète une position et une action arabes fermes pour faire face à ces interventions.  Le porte-parole a, en outre, noté que le comité chargé de suivre cette question se veut un cadre arabe pour coordonner les politiques et unifier les positions contre les ambitions, les menaces et les ingérences de l’Iran.

ML

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