lundi 18 décembre 2017

Retraités marocains en Hollande: «Nous trouverons la solution»

BertKoenDers

Entretien avec Bert Koen Ders, ministre des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas

Quelle appréciation faites-vous des relations entre le Maroc et les Pays-Bas?

Nous entretenons d’excellentes relations. Je suis là justement pour les intensifier sur nombre de sujets.

Et sur le plan économique?

Nous avons des relations, je dirais très intensifiées sur ce volet. J’ai signé avec le ministre Abdelkader Amara un mémorandum d’entente (25 février 2015) concernant la coopération énergétique.

Comment se positionne le Maroc à votre avis sur ce volet précis?

Je dirais que le Maroc s’est érigé en modèle dans la région en matière d’énergie durable. Il y a donc d’énormes possibilités de coopérer davantage entre nos deux pays dans ce domaine précis.

Pour revenir à la coopération économique, où en est-on?

Nous nous attelons à intensifier nos relations. Il y a quelques semaines à Rabat, ces relations ont été renforcées par des liens économiques dans les secteurs de l’agriculture, portuaire et aussi de la finance. Il existe d’énormes opportunités pour intensifier nos relations économiques.

Qu’en est-il de la coopération stratégique?

J’ai beaucoup évoqué ces derniers temps la coopération stratégique et politique dans la région.

Et concernant la radicalisation, le terrorisme?

Ecoutez, nous sommes tous confrontés à des problèmes de radicalisation. Et là aussi, je crois que nous pouvons et nous devons échanger nos expériences respectives.

Sur le terrorisme?

Oui, le terrorisme, par exemple.

On a beaucoup parlé lors du 2ème Forum de l’énergie de Rabat (25 février 2015) de la Charte…

Je dirais que la Charte est, à mon sens, extrêmement importante, d’où la nécessité d’investir dans l’énergie. En fait, les nécessités sont énormes, comme par exemple l’électrification. Aussi faut-il, pour réussir ce bond, disposer d’un système de gouvernance qui incite les entreprises à investir pour avoir des accords et un partenariat public-privé en matière de stratégie énergétique et s’assurer que cela se fasse dans le cadre d’une coopération internationale. C’est donc un système de gouvernance approprié pour le 21ème siècle qui garantit la sécurité de l’investissement et des objectifs clairs sur l’énergie durable. C’est aussi pour s’assurer par la même qu’il ne s’agit nullement de lutte entre les pays.

La Charte ne veut donc pas dire qu’il s’agit de géopolitique.

Absolument. Il ne s’agit pas d’une question de géopolitique. Au contraire, il faut coopérer et c’est cela qui compte. Et je crois que la Charte, c’est justement une manière de réussir tout cela de manière pacifique et stratégique, sur la base des intérêts communs et dans le contexte des nécessités énormes, principalement dans cette partie du continent africain.

Quel est le rôle du Maroc dans tout cela?

Je crois sincèrement que le Maroc pourrait constituer une transition entre, d’un côté, l’Union Européenne -y compris mon pays, le Royaume des Pays Bas- et, de l’autre, les pays d’Afrique de l’Ouest. C’est important, parce qu’il s’agit en fait d’une réunion régionale dans laquelle les Pays-Bas et le Maroc ont travaillé ensemble d’arrache-pied pour organiser et réussir ce 2ème Forum sur l’énergie.

Dans ce cas, comment les Pays-Bas et le Maroc peuvent-ils coopérer étroitement et efficacement dans cet important secteur de l’énergie? En ont-ils les moyens?

Absolument. Ce que nous avons signé (25 février 2015), à savoir le Mémorandum d’entente, est très spécifique.

Concrètement, M. le ministre?

Par exemple, le gaz liquéfié sur l’énergie durable, la manière avec laquelle nous pouvons coopérer pour la gouvernance de l’énergie et aussi pour échanger les expériences, expertises et séminaires. Etc. L’architecture, c’est un peu vague, mais l’architecture de la gouvernance énergétique, c’est pour moi le sujet le plus important. On peut parler beaucoup de la nécessité, mais en l’absence d’investissements ou de son propre financement d’objectifs clairs, -par exemple pour l’énergie durable qui fait du Maroc un précurseur dans la région-, ça ne peut pas fonctionner.

Qu’attendez-vous de la prochaine édition du Forum qui se tiendra les 20 et 21 mai à La Haye?

Je crois que ce sera un succès. C’est une rencontre qui rassemblera beaucoup de pays.

A-t-elle été bien préparée?

Je dirais même très bien préparée pour garantir toutes les conditions de réussite.

Où en est le dossier épineux des retraités marocains aux Pays-Bas?

Il s’agit d’un dossier extrêmement important.

En avez-vous discuté lors de votre actuel séjour à Rabat avec les responsables marocains?

Oui, nous en avons discuté (mardi 24 février 2015). Je crois que, vu la manière avec laquelle nous gérons la coopération entre nos deux pays, nous trouverons la solution appropriée à ce problème. Je veux insister sur le fait que, pour nous, cette inadaptation n’est pas contre le Maroc ou les Marocains. Au contraire, nous avons une très bonne coopération et de meilleures relations. Je suis sûr que nous allons bientôt résoudre ce problème.

Interview réalisée par Mohammed Nafaa

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