dimanche 23 juillet 2017

Parlement : Le rapport accablant de Driss Jettou

Devant les deux Chambres du Parlement, Driss Jettou, président de la Cour des Comptes, a présenté son rapport 2015.

De l’avis général, le rapport était très critique, voire même accablant à plus d’un titre, dévoilant maints dysfonctionnements, ici et là. A commencer par le budget de l’Etat qui ne prend pas en compte les impayés de la TVA. Puis, tous les secteurs y sont passés, dont l’ONEP et l’ONCF. Ce dernier, a précisé Jettou, souffre d’un taux élevé de créances (32 milliards de DH) à fin 2016 et des dépenses relatives au projet Tanger-Med et du TGV, pour un montant de 3,08 milliards de DH. Le secteur du tourisme, lui aussi, n’a pas échappé au contrôle de la Cour des Comptes.

Le contrôle effectué par les hommes de Jettou a permis de constater que les deux visions stratégiques 2010 et 2020 du tourisme étaient en deçà des ambitions, principalement pour ce qui a trait au Plan bleu, à savoir que la capacité d’hébergement touristique atteinte fin 2010 a été de 5.475 lits, face à un objectif fixé à 69.990 lits.

Le rapport de Driss Jettou s’est également intéressé à la santé et à l’enseignement, en leur consacrant une part importante du document. Le contrôle sévère de la Cour des comptes de nombre d’hôpitaux régionaux et provinciaux à travers le Royaume a ainsi fait ressortir moult dysfonctionnements, plus particulièrement pour ce qui est de la planification stratégique et la programmation, ainsi que de l’opération de gestion des rendez-vous qui, parfois, nécessitent pas moins de cinq mois d’attente. Outre l’absence de nombre de spécialités: auriculaire, laryno-pharingite, maladies mentales… et le non-fonctionnement de services opératoires et de pédiatrie. Le secteur de la santé souffre également d’un déficit en ressources humaines (1 infirmier pour 60 lits).

Déficit en ressources humaines

Le secteur de l’enseignement a été le plus critiqué dans le rapport de Jettou. Il souffre surtout d’un déficit en ressources humaines et d’un surnombre incroyable d’élèves dans les classes (plus de 40 élèves dans chaque classe). Le rapport précise les raisons de ces dysfonctionnements et non des moindres dont: manque de planification scolaire du fait que le ministère de tutelle ne dispose pas d’une carte qui intègre toutes les visions relatives à la planification scolaire à moyen et long termes, absence d’un système informatique et manque de gestion dans le domaine des ressources humaines.

Déficit d’internats

Le programme de soutien social établi par l’Etat, qui vise à encourager les enfants issus de familles démunies et à lutter contre l’abandon scolaire, connaît de nombreux dysfonctionnements, dans toutes les formes de soutien social. Les internats manquent aussi. 566 collèges dans le milieu rural n’en disposent pas, contrairement aux recommandations de la Charte de l’éducation et de la formation.  

Mohamed Nafaa

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