mardi 12 décembre 2017

Maroc-Gabon : «nos chefs d’Etat communiquent au quotidien»

Ambassadeur gabonais kambogo abdurazzaq guy

Entretien avec Kambogo Abdurazzaq Guy, ambassadeur, Haut-représentant du Gabon au Maroc

Entretien

Quel est le but de cette visite de haut niveau au Maroc?

Cette rencontre, comme d’autres nombreuses qui l’ont précédée, est une marque supplémentaire de l’excellence des relations entre nos deux pays, le Maroc et le Gabon. Les deux pays œuvrent ensemble pour que ces relations ne s’arrêtent pas qu’au niveau des chefs d’Etat qui entretiennent déjà des relations assez profondes et pour que cette amitié se répercute positivement sur les relations entre nos deux peuples frères et amis.

S’agissant du développement humain?

Ecoutez, lorsque quelque chose touche la condition humaine, cela touche le développement humain aussi. C’est très important, si bien qu’aujourd’hui, c’est une étape supplémentaire et un autre jalon dans nos relations. Cela concerne l’échange d’expériences et de connaissances dans un domaine aussi sensible que le développement humain. C’est donc pour nous une rencontre salutaire.

Qu’en attendez-vous?

Qu’elle renforce davantage nos relations, dynamise un peu plus notre coopération et notre partenariat et, bien plus, nous permette un ancrage beaucoup plus profond tel que souhaité par nos deux chefs d’Etat et nos peuples marocain et gabonais.

S’agissant du partage des expériences des deux pays, où se place l’INDH?

Je suis sans doute parmi les plus convaincus par cette expérience marocaine. Pour la petite histoire, j’ai fait une bonne partie de mes études ici au Maroc (de 1994 à 1998). Donc, je me considère bien placé pour apporter une appréciation très objective concernant l’expérience appelée à juste titre INDH qui, ma foi, est effectivement exportable, parce qu’elle touche l’espérance humaine. Partant du fait que les problèmes humains sont universels, la pauvreté, la précarité et les handicaps le sont donc; ce sont les approches qui diffèrent et l’approche de l’INDH est à mon sens très objective. Après une dizaine d’années, elle porte ses fruits et des résultats aussi quantifiables que vérifiables. Cela va de soi qu’il s’agit là d’une expérience qui mérite d’être partagée avec ceux qui le souhaiteraient. Elle est de ce fait exportable.

Quels sont les domaines de coopération et de partenariat entre le Maroc et le Gabon?

La longévité de nos relations le démontre à juste titre. Le Maroc entretient des relations et des échanges dans un certain nombre de domaines: les télécoms, les banques, la finance, les industries minières, un peu dans le sport qui doit être développé…

Dans quel domaine la coopération est-elle plus active?

C’est au niveau de la santé, de l’éducation et de la formation. Vous savez, l’éducation et la formation, c’est le cœur de tout le reste. Donc, la relation et la coopération dans ces secteurs précis sont au beau fixe.

Que reste-t-il à faire?

Certes, il y a encore des choses à compléter et à développer, mais il s’agit là de relations régulières assez poussées.

Des relations win-win?

Absolument et sans commentaire. Je crois que toutes les démonstrations viendront les traduire sur le terrain.

Interview réalisée par Mohammed Nafaa

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