samedi 20 avril 2019

Rabat : Nouvelle manifestation d’enseignants contractuels

Plusieurs milliers d’enseignants ont manifesté dimanche à Rabat pour défendre l’éducation gratuite et protester contre le statut des contractuels au Maroc, au lendemain d’un énorme rassemblement dispersé par les forces de l’ordre, faisant plusieurs blessés légers, a constaté l’AFP sur place.

“Il faut préserver la gratuité de l’enseignement” ont notamment scandé les manifestants, reprenant aussi des slogans sur le statut des contractuels tel que “le peuple veut l’abolition de la contractualisation”, ou des mots d’ordre plus politiques comme “Liberté, dignité, justice sociale”.

La manifestation s’est dispersée sans incident après plusieurs heures de défilé jusqu’au Parlement dans la capitale marocaine. Quelques centaines de syndicalistes et militants de partis d’extrême gauche étaient présents, parmi une foule presque aussi importante que la veille.

Samedi, plusieurs milliers de contractuels de l’enseignement, hommes et femmes, pour la plupart âgés de 20 à 30 ans, se sont rassemblés à Rabat.

Les forces de l’ordre ont dispersé avec des matraques et des canons à eau de jeunes contractuels qui voulaient passer la nuit devant le Parlement après plusieurs heures de manifestation.

Une soixantaine de blessés légers ont été transportés à l’hôpital dans la nuit de samedi à dimanche, selon Othmane Zeriouch, un responsable de la coordination des contractuels.

Les 55.000 enseignants contractuels du Maroc manifestent depuis des mois pour réclamer le statut de fonctionnaire au sein de l’Education nationale et protester contre la politique de “recrutement par contrat” (CDD) en vigueur depuis 2016.

Les contractuels ont les mêmes salaires que les permanents –5.000 dirhams par mois (environ 460 euros)– mais se plaignent de ne pas jouir des mêmes droits, notamment pour la retraite.

Ils ont entamé une grève le 3 mars et les différentes propositions formulées par le gouvernement ont toutes été jugées insuffisantes.

Une réunion est prévue dimanche soir pour décider des suites à donner à la grève, a indiqué Othmane Zeriouch.

Avec MAP

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