lundi 25 septembre 2017

Orientation scolaire au Maroc : Les bacheliers face à la grande désillusion

Bac en poche, nombre de futurs étudiants éprouvent des difficultés à choisir entre les différentes branches de formation que proposent les universités et autres établissements d’études supérieures. Et pour cause, l’orientation scolaire, au Maroc, laisse beaucoup à désirer.

Selon Hassan Aissati (photo), spécialiste en orientation scolaire, l’orientation est décisive dans la vie des jeunes élèves. Il affirme que, en l’absence d’une orientation scolaire digne de ce nom, des millions de chômeurs viennent s’ajouter chaque année au compteur, ce qui constitue une bombe à retardement, menaçant d’exploser à n’importe quel moment et de causer des dégâts difficiles à prévoir.

Nombre de sociologues font le lien entre l’absence d’une réelle orientation scolaire, l’augmentation du taux de chômage et l’émergence de phénomènes nouveaux étrangers à la société marocaine. Ils donnent comme exemple les manifestations à Al Hoceima. Selon eux, jamais Mohcine Fikri n’aurait exercé dans l’illégalité en tant que vendeur de poisson, s’il avait bénéficié d’une formation de qualité dans une école publique aux normes internationales.

L’orientation est-elle si importante? 

Oui, surtout que le marché de l’emploi est de plus en plus difficile d’accès et que les entreprises sont de plus en plus exigeantes en termes de rentabilité, mais aussi de savoir-faire et d’esprit compétitif chez leurs salariés et même leurs cadres supérieurs. Hassan Aissati l’explique: «Pour dire qu’une orientation scolaire est réussie, il faut d’abord respecter certaines règles fondamentales». Il ajoute que, parmi ces règles conditionnant une bonne orientation scolaire, il y a l’obligation de suivre en temps réel les notes obtenues par les lycéens dès la première année du lycée et même avant, dans certains cas, comme ce qui se fait dans les pays développés. Selon le spécialiste en orientation scolaire, le dossier de l’orientation est à placer en tête des priorités du ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle.

Actuellement, il existe au Maroc un déficit en conseillers d’orientation. Cette situation peut être améliorée en augmentant leur nombre.

Mohcine Lourhzal

Bon à savoir

En attendant que le ministère de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique renforce son effectif en orientateurs scolaires, un grand nombre d’anciens bacheliers proposent de recourir aux nouvelles technologies de l’information (forums, sites spécialisés…) pour prendre connaissance des filières les plus demandées dans le marché du travail et s’inspirer, si besoin est, des expériences réussies d’autres bacheliers. 

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