jeudi 23 novembre 2017

Maroc : Dialogue musulmans-chrétiens dans ce monde qui change

L’affaire, si on peut l’appeler ainsi, des Marocains chrétiens semble enregistrer de sérieux développements. Plus particulièrement depuis que leurs représentants ont été reçus par un haut responsable du Conseil National des Droits de l’Homme à qui ils ont fait part de leurs doléances et revendications.

Entre autres, le droit de pratiquer leur culte, d’être inhumés dans des cimetières chrétiens et d’avoir le droit de choisir des noms chrétiens. Tout cela, sans représailles, sachant que le Saint Coran condamne ceux parmi les musulmans qui renoncent à la religion musulmane «Arridda» considérée par l’Islam comme «trahison suprême».

Cette rencontre à l’Académie du Maroc, est-elle un hasard de calendrier ou un changement de cap dans le traitement de cet épineux dossier dans un monde qui change?

Dialogue inter-religieux

En effet, l’Académie du Royaume du Maroc a organisé, en partenariat avec le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux affilié au Vatican, une Journée d’études au siège de l’Académie, sous la thématique «Croyants et citoyens dans un monde qui change», à laquelle ont assisté des personnalités marocaines du monde de la pensée, des évêques et des cardinaux.

Un monde qui bouge

La délégation de l’Académie du Royaume du Maroc était présidée par Abdeljalil Lahjomri, Secrétaire perpétuel. Celle du Conseil Pontifical pour le dialogue inter-religieux était conduite par le cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil. Le volet «être croyants dans un monde qui change» a été décortiqué.

A travers une perspective musulmane examinée par le Professeur Ahmed Abboudi, secrétaire général de la Rabita Mohammédia des Oulémas du Maroc, le volet «être citoyens dans un monde qui change» a été présenté d’un point de vue catholique par Monseigneur Patrick Valdrini, professeur à l’Université pontificale du Latran et d’un point de vue musulman par le Professeur Mohamed Sghir Janjar, directeur-adjoint de la Fondation du Roi Abdul Aziz Al Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines.

Reconnaître la distinction

La journée d’étude a été clôturée par une Déclaration conjointe qui insiste sur la nécessaire reconnaissance de la distinction entre les domaines temporel et spirituel, afin d’éviter l’amalgame et l’instrumentalisation réciproque.

Déclaration commune

Pour l’Académie du Royaume du Maroc, comme pour le Conseil pontifical, précise la déclaration commune, «le dialogue entre chrétiens et musulmans a besoin d’être poursuivi avec patience et sagesse, car il n’est pas facultatif, mais une nécessité pour la paix, la sécurité et le bien-être des sociétés».

Abdeljalil Lahjomri, Secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume du Maroc, en ouvrant cette Journée d’étude, a rappelé que le Maroc est terre de tolérance et de protection des non musulmans.    

Mohammed Nafaa

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