dimanche 20 août 2017

Casablanca Le mystère du cadavre déterré

Operation Bulldozer

Bien intrigante, cette découverte macabre sur le site du défunt souk anarchique, «Souk 3alek» à Sidi Bernoussi… Visiblement, le lieu n’a pas fini de dévoiler ses secrets.

Quelques jours après l’«opération bulldozer», menée le mardi 26 novembre dernier par les autorités locales de Sidi Bernoussi pour raser un marché anarchique, un cadavre a été retrouvé sur le site de l’ancien souk, alimentant les rumeurs les plus folles.
«Il y a une semaine, le corps d’une femme en état de décomposition avancée a été découvert à ”Souk 3alek”», confient au Reporter des habitants voisins du souk.
La police scientifique venue sur les lieux précisera les circonstances de la mort de la femme.
À première vue, il s’agirait d’une mort qui n’est pas naturelle et qui remonterait à trois semaines ou même à un mois, vu l’état du corps de la défunte qui était vêtue d’une djellaba.
Qui a donc tué cette femme et pourquoi? C’est à ces questions que la Police Judiciaire doit répondre.
De premières vérifications auraient été effectuées -concernant les personnes signalées disparues- pour découvrir l’identité de la femme, confie-t-on au Reporter.
En fait, l’endroit n’en finit pas de produire des surprises de plus en plus désagréables. Cette découverte a eu lieu à seulement quelques jours de la découverte d’ossements dans le même site, lors de l’opération musclée dirigée par les autorités locales pour venir à bout du marché anarchique.
Les enquêteurs veulent comprendre les circonstances concernant l’origine de ces ossements et la mort de la femme. La piste criminelle n’est pas à écarter, estiment les habitants du voisinage.
D’abord, les explications simples.
Plusieurs sources soutiennent que la femme aurait été tuée par l’un des malfaiteurs qui, le soir, squattaient les lieux (la Joutea et le souk). «L’endroit servait de lieu de résidence à des délinquants, des toxicomanes et des malfaiteurs. Les habitants les évitaient absolument une fois la nuit tombée», explique Khadija, une femme au foyer (38 ans) qui habite non loin du site. «La proximité de ce souk et de la Joutea y favorisait des vols en série et, le soir, il était fréquent d’y assister à des disputes et agressions souvent rapportées par les habitants», ajoute cette femme, ce vendredi 6 décembre, sur le site en question.
Hadj Mustapha, un autre habitant voisin du souk, explique: «Depuis plusieurs années, des affrontements et des altercations se soldant par des disputes avaient souvent lieu dans la Joutea et aussi dans ce souk, lesquels ont été rasés, tous les deux, il y a quelques jours». Il ajoutera, non sans colère: «Ici, tous les habitants veulent exprimer leur mécontentement sur la situation qui règne dans ces lieux, surtout les samedis».
Les autorités de la Préfecture des Arrondissements de Sidi Bernoussi, rappelons-le, ont procédé, mardi 26 novembre, aux environ de 7 heures du matin, à l’évacuation des marchands qui occupaient, depuis plus de vingt ans et de façon anarchique, l’endroit. Ces marchands, dans un premier temps, ont fait de la résistance avant de se résigner devant les bulldozers des autorités locales. Celles-ci semblent décidées cette fois-ci à lutter contre l’occupation du domaine public, notamment par les marchands ambulants et ceux qui érigent des souks anarchiques.
Ainsi, ce mardi 26 novembre, des opérations musclées de démolition ont été menées dans ce quartier pour venir à bout de l’un des plus anciens souks anarchiques de cet arrondissement, «Souk 3alek», lequel existait depuis plus de vingt ans et comptait plus de 300 locaux. La veille (25 novembre), trois bulldozers étaient à l’œuvre, dès 6h30, pour raser 280 locaux d’un autre point noir, en l’occurrence la «Joutea» qui se trouvait dans la même zone que «Souk 3alek». Durant plus de 10 ans, cette Joutea était une source d’ennuis pour les habitants. Car, le jour, on y vendait tous les objets volés et, le soir, elle abritait un grand nombre de criminels et de délinquants. L’opération a été menée par 200 éléments des Forces auxiliaires et de policiers qui ont été mobilisés pour faire face à toute contestation des marchands.
Les habitants reprochent aux autorités locales d’avoir pris beaucoup de temps avant de décider de passer à l’action en procédant à l’éradication d’un marché anarchique et d’une «Joutea», lesquels troublaient des années durant leur tranquillité.
Ce qui met du piment à toute cette histoire, c’est qu’au-delà des délinquants et malfaiteurs, dénoncés à voix haute, les accusations de certains riverains qui connaissent bien les lieux, vont à un réseau mafieux qui aurait régné, jusque-là, sans partage sur le souk. Mais, aucun des riverains ne se hasarde à crier sur les toits cette hypothèse, de peur de s’attirer les foudres de la mafia familiale en question. Ce sera aux forces de l’ordre de faire toute la lumière sur ce dossier.

Naîma Cherii

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