jeudi 17 août 2017

EI-Gaza-Ukraine : Eté meurtrier et contradictions américaines

Poutine obama Ukraine

Crise de l’Ukraine, Terreur de l’Etat islamique, guerre de Gaza… On a beaucoup compté les morts au mois d’août !

Ce mois d’août 2014 a été un mois terrible pour la sécurité du monde. La tension autour de l’Ukraine entre la Russie et le monde atlantique, autour des USA et de l’OTAN n’a fait que croître. La crise menace à chaque instant de devenir conflit.
L’Etat islamique au levant a confirmé sa stratégie de la terreur et la réalité de sa force sectaire.
Cette situation est insupportable pour l’image mondiale du monde arabo-musulman. Ceux qui l’ont créée doivent réparer. Ce ne sont certes pas les pays musulmans qui sont responsables, mais les guerres américano-occidentales contre l’Irak et la Libye et le soutien à l’insurrection syrienne.
Quant à l’Etat d’Israël, il a manifesté un cynisme incroyable dans une tentative d’éradiquer le Hamas à Gaza, qui a un peu plus ruiné son image internationale. Le prix payé par les civils a été insupportable aux opinions publiques. Tout cela pour finalement déboucher sur un cessez-le-feu qui n’a rien réglé… en attendant la prochaine guerre de Gaza.
Mais le président Obama paraît bien plus actif sur le front de l’est que sur le front oriental. C’est une erreur fatale. Qui décapite les journalistes? Qui menace la sécurité des populations civiles au Moyen-Orient, en Europe et en Ukraine?

Poutine, de toute évidence, paraît plus habile, car plus cohérent qu’Obama, Obama fragilisé et contesté dans ses choix et ses absences de choix.
Les djihadistes, eux, n’ont aucune hésitation; ils ne connaissent pas le doute. Ils veulent terroriser leurs adversaires par des exécutions massives en Irak et en Syrie et par la mise en scène médiatique de la décapitation de journalistes américains et occidentaux. Le groupe terroriste a mis en ligne une vidéo montrant la décapitation du journaliste américain Steven Sotloff, deux semaines après celle de son collègue James Foley.
Dans ce document intitulé «Deuxième message à l’Amérique», on peut voir le journaliste Steven Sotloff, vêtu d’une blouse orange, à genoux, à côté d’un homme masqué et armé d’un couteau. Le djihadiste, vêtu de noir, porte sa lame à la gorge du journaliste. «Tant que vos missiles continueront à frapper les nôtres, nos couteaux continueront à frapper le cou des vôtres. Je reviens, Obama. Et je reviens à cause de votre politique étrangère arrogante à l’encontre de l’État islamique», déclare-t-il. Obama a finalement été poussé à réagir: «Notre défi est clair: c’est de décomposer et de détruire l’Etat islamique»… «Mais, en raison de ce qui se passe avec le vide en Syrie, il faudra du temps»… Or, le temps, justement, joue contre lui.
En utilisant la décapitation dans des mises en scène savamment orchestrées, l’Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie cherche à inspirer la terreur. Mais elle cause aussi un immense préjudice à la communauté musulmane qu’elle prétend représenter.
Il y a dans le monde plus d’un milliard de musulmans sunnites. Et, chez une très large majorité d’entre eux, les méthodes brutales de l’EI suscitent dégoût, répulsion et colère. Al-Azhar, la plus haute autorité religieuse sunnite, a rejeté l’EI et ses pratiques. «Ces actions criminelles n’ont rien à voir avec l’islam. Elles n’ont aucun fondement dans la loi islamique», affirme Cheikh Abbas Shoman. Cheikh Khaldoun Araymit, secrétaire-général du Conseil suprême de la loi islamique au Liban, affirme de son côté: «L’islam, c’est la compassion et l’amour et la communication avec l’autre».
Aux Américains de réparer les conséquences de leurs erreurs!
Aux Musulmans de condamner en se mobilisant et aussi -pourquoi pas?- en manifestant en masse pour leur islam: le véritable islam!

Patrice Zehr

USA: une stratégie asiatique perturbée


Le 5 janvier 2012, Barack Obama rendait public, aux côtés de son secrétaire à la Défense Leon Panetta et du responsable du Joint Chiefs of Staff (chef des armées) le général Martin Dempsey, un document intitulé Sustaining Global Leadership: Priorities for the 21st Century Defense, qui indique notamment que les Etats-Unis «vont nécessairement se rééquilibrer vers la région Asie-Pacifique». La stratégie du pivot vers l’Asie était, dans son volet stratégique, confirmée. Deux ans et demi plus tard, le 22 août dernier, le même général Dempsey, cette fois aux côtés du successeur de Panetta (depuis février 2013), Chuck Hagel, annonçait, le visage grave, la reprise des opérations militaires en Irak afin de lutter contre l’expansion de l’Etat islamique qui va, selon lui, «au-delà de tout autre groupe terroriste» et «va finir par devoir être vaincu», faisant ainsi écho aux propos de Barack Obama qui faisait mention, quelques jours plus tôt, d’un «cancer» et de la reprise des opérations militaires américaines. Ce redéploiement au Moyen-Orient, en marge des crises en Irak et en Syrie, mais aussi avec un œil plus qu’attentif et inquiet sur Gaza et la Libye, peut-il marquer la fin de ce rééquilibrage asiatique dont Barack Obama avait fait l’un des principaux chantiers de sa politique étrangère? Plusieurs signes semblent l’annoncer.

 

Al-Qaïda: un califat peut en cacher un autre


En perte de vitesse face à l’Etat islamique, Al-Qaïda reprend l’initiative. Le chef du réseau, Ayman al-Zawahiri, a annoncé dans une vidéo la création d’une nouvelle branche du mouvement islamiste sur le sous-continent indien. L’objectif est de créer un califat qui s’étendrait de la Birmanie à certaines parties de l’Inde, en passant par le Bangladesh. L’entité entend «lever le drapeau de la guerre sainte, rétablir la loi islamique et instaurer la charia d’Allah à travers le sous-continent indien qui faisait auparavant partie des terres musulmanes, jusqu’à ce que l’ennemi infidèle l’occupe, le fragmente et le divise», selon les propos de Zawahiri rapportés par SITE. La création d’«Al-Qaïda en guerre sainte sur le sous-continent indien» est le fruit de deux ans de travail, précise al-Zawahiri. Le regroupement de combattants sera commandé par Assim Oumar, un Pakistanais lui-même subordonné au mollah Omar, le chef des talibans afghans. Assim Oumar apparaît dans des vidéos de propagande diffusées notamment par Al-Qaïda. «Pourquoi les musulmans de l’Inde sont-ils totalement absents du jihad?», s’interrogeait-il l’an dernier dans une vidéo en ourdou diffusée sur internet par Al-Qaïda.

 

Ukraine: guerre perdue pour Kiev


Le conflit, qui a déjà fait 2.600 morts depuis la mi-avril, voit la tendance s’inverser sur le terrain.
L’abandon de l’aéroport de Louhansk confirme le renversement de la tendance sur le terrain où les troupes gouvernementales, après avoir enregistré une série de succès en juillet, essuient désormais une série d’échecs face aux insurgés.
Dans un communiqué, l’armée ukrainienne a d’abord précisé que des unités parachutistes affrontaient un bataillon de blindés russes près de cette localité stratégique, avant que soit donné l’ordre d’un retrait et de l’abandon de l’aéroport.
Pour le président Petro Porochenko, qui s’exprimait devant une académie militaire à Kiev, cette inversion du rapport des forces est la conséquence d’une implication directe des Russes aux côtés des séparatistes. Alors qu’à Kiev, la hiérarchie militaire veut faire bonne figure et parle d’organiser la défense, les témoignages qui remontent du front évoquent de plus en plus un manque criant de moyens. «Un gilet pare-balles pour deux», témoigne un soldat. Un bataillon en première ligne depuis deux mois au sud-est de Donetsk a décidé de battre en retraite tant qu’il ne serait pas équipé correctement. Des troupes prévues pour l’arrière, mal formées, sont envoyées au front, comme en témoigne dans la presse une femme de soldat. «Tout a été sous-estimé», témoigne un responsable local.

 

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