lundi 11 décembre 2017

Maroc : Le FMI renouvelle sa confiance

Naoyuki shinohara dg adjoint fmi

Pour l’instance internationale, le Maroc est sur la bonne voie, mais…

C’est officiel. Le Fonds monétaire international (FMI) valide la ligne de précaution et de liquidité (LPL) du Maroc. En effet, le Conseil d’administration de l’instance a achevé, le 6 février, la première revue des résultats économiques que le Maroc a obtenus dans le cadre d’un programme appuyé par un accord de 24 mois au titre de la LPL. «En dépit des vents contraires en provenance de l’environnement extérieur, l’action résolue des autorités a contribué à rééquilibrer l’économie marocaine et à réduire la vulnérabilité budgétaire et extérieure», explique Naoyuki Shinohara, directeur général adjoint du FMI. Les autorités marocaines ont déclaré qu’elles considéreraient cet accord comme un accord de précaution, comme elles l’avaient fait avec l’accord LPL de 2012 et qu’elles n’ont pas l’intention d’effectuer de tirage au titre de l’accord, à moins que le pays soit confronté à un besoin de financement de la balance des paiements à cause d’une détérioration notable des conditions extérieures. Il faut dire que l’accord portant sur la LPL a été approuvé en juillet 2014 pour un montant équivalent à 3,23 milliards de DTS (droits de tirage spéciaux, environ 5 milliards de dollars ou 55% de la quote-part du Maroc au FMI).

L’accès au titre de l’accord est de 2,9 milliards de DTS (environ 4,5 milliards de dollars) la première année, pour atteindre un montant cumulé de 5 milliards de dollars la deuxième année. Le premier accord biennal LPL en faveur du Maroc avait été approuvé le 2 août 2012. La LPL a été mise en place en 2011 de manière à répondre plus souplement aux besoins de liquidités de pays membres qui affichent des paramètres économiques fondamentaux solides et de bons antécédents en matière d’exécution de la politique économique, mais qui restent vulnérables. Toutefois, le Maroc a encore du chemin à faire pour améliorer la transparence, la concurrence et la gouvernance. «Néanmoins, il subsiste des risques extérieurs considérables et il est essentiel d’exécuter les réformes de manière soutenue pour consolider la stabilité macro-économique, ainsi que d’accélérer la croissance et mieux en partager les bienfaits. L’accord au titre de la LPL, que les autorités considèrent comme un accord de précaution, a contribué aux efforts déployés par les autorités en offrant une assurance contre ces risques», avance Naoyuki Shinohara. Le déficit budgétaire s’est établi à 4,9 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2014, soit l’objectif fixé par les autorités. Des progrès louables ont été réalisés dans la réforme des subventions, avec l’élimination des subventions à tous les produits pétroliers liquides, tandis que l’aide accordée aux populations les plus vulnérables a été accrue. «La nouvelle loi organique relative à la loi de Finances devrait renforcer le cadre budgétaire lorsque les commentaires du Conseil constitutionnel auront été pris en compte. Il est urgent d’opérer la réforme paramétrique du régime de retraite public pour en assurer la viabilité. Il est important aussi de poursuivre la réforme fiscale pour accroître la contribution du secteur budgétaire à la croissance», commente la même source.
En outre, le déficit des transactions extérieures courantes s’est contracté sensiblement en 2014, tandis que les réserves de change ont augmenté, profitant principalement de l’expansion des secteurs exportateurs développés récemment et d’une évolution favorable des termes de l’échange après la baisse des prix internationaux du pétrole. «Pour pérenniser ces gains, il reste prioritaire d’exécuter des réformes structurelles visant à rehausser la compétitivité. Un assouplissement du régime de change serait utile aussi. Le climat des affaires s’est amélioré, mais il reste beaucoup à faire pour améliorer la transparence et la gouvernance. La nouvelle loi bancaire vient à point nommé pour pérenniser la solidité du secteur bancaire. Il convient de continuer de réformer le marché du travail pour faire reculer le chômage», commente le directeur général adjoint du FMI.

Anas Hassy

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