lundi 11 décembre 2017

Les Finances du Maroc, selon l’Alliance des économistes istiqlaliens

adil douiri

L’Alliance des économistes du Parti de l’Istiqlal critique la politique gouvernementale en matière de l’emploi.

Le Conseil national de l’Alliance des économistes istiqlaliens a tenu, samedi 7 février 2015, son 13ème Conseil national durant lequel Adil Douiri (photo), président de l’Alliance, est intervenu sous le thème «Les Economistes istiqlaliens dictent au gouvernement sa feuille de route 2015-2016». Dans ce sens, les experts économiques du parti ont proposé une nouvelle feuille de route économique au gouvernement pour résorber le chômage.
Adil Douiri a présenté à cette occasion un exposé dans lequel il a relevé que, sur les trois équipes gouvernementales formées sous le règne de SM le Roi Mohammed VI, le gouvernement actuel a été le moins performant en termes de réalisation de la croissance économique et de création d’emplois. Seulement 9.000 postes d’emploi par an ont été créés sous le gouvernement de Benkirane, alors que celui de Abbas El Fassi, par exemple, en a créé 135.000 par an, a constaté Douiri. «Le gouvernement actuel est, sans conteste, celui qui a réalisé les plus mauvais chiffres en matière de croissance économique et de création d’emplois depuis 2002», s’est-il alarmé.

Pour dépasser cette situation, Adil Douiri a appelé à promouvoir les investissements générateurs d’emplois, améliorer le pouvoir d’achat des citoyens, assurer les conditions de la paix sociale et stabiliser les finances publiques. Les experts économiques du parti ont relevé que le gouvernement de Benkirane s’est uniquement concentré sur la réduction du déficit budgétaire du secteur public et a pris des mesures qui ont freiné les moteurs de croissance du Maroc. «Il n’y a pas d’autre alternative que la relance de l’investissement créateur d’emplois». A cet égard, l’Alliance propose la suppression de 3 impôts qui pénalisent l’acte d’investir (20% au titre de la taxe sur la valeur ajoutée, 4% de droits d’enregistrement et 1% en cas d’augmentation de capital). Par ailleurs, les Istiqlaliens recommandent l’accélération du remboursement aux entreprises de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la liquidation du butoir qui grève la trésorerie des opérateurs publics et privés. Le dispositif doit être complété par «l’affectation de 3 milliards de dirhams aux structures productives éligibles aux stratégies sectorielles, en particulier le tourisme et l’industrie», selon les économistes istiqlaliens.

Anas Hassy

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