dimanche 17 décembre 2017

Eaton au Maroc et ambitions internationales

Convention eaton au maroc 2014

Eaton officialise son implantation au Maroc et s’engage à investir 12 millions de dollars dans le développement d’une usine à MidParc appelée à devenir un campus régional pour les activités futures du groupe.

Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique et Frank Campbell, président de l’activité électrique d’Eaton dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) ont procédé, le 16 juin 2014, à la signature d’une convention d’investissement entre le gouvernement marocain et le groupe américain Eaton, multinationale spécialisée dans la gestion de l’énergie. Ce protocole d’accord reconnaît l’engagement d’Eaton à conduire des opérations au Maroc en vertu des dispositions du Plan d’accélération industrielle 2014-2020. Les deux responsables ont procédé, par la suite, à la pose de la première pierre de l’unité de production d’Eaton qui sera spécialisée dans la production de modules de distribution de l’énergie électrique.
Ce nouveau site, qui sera érigé sur une superficie de 9.000 m², deviendra ainsi le hub de fabrication pour les opérations d’Eaton au Maroc. A cette occasion, le ministre a indiqué: «La vision adoptée par Eaton pour mettre en œuvre son projet d’implantation au Maroc est en parfait accord avec l’ambition du Plan d’Accélération Industrielle de construire une industrie mieux intégrée par l’édification d’écosystèmes performants».

L’entreprise relocalisera son unité industrielle de Berrechid dans le nouveau site, avec le transfert de 200 employés. La nouvelle unité emploiera 300 autres personnes (500 en tout) et générera près de 1.500 emplois indirects. Dans une deuxième phase, le groupe Eaton doublera la superficie de l’usine pour passer à 18.000 m2 pour étendre ses activités à l’aéronautique et à l’hydraulique. Le nombre de salariés devrait passer à 1.000, assorti de 3.000 emplois indirects.
Si l’emploi reste un objectif majeur du ministre, cela ne l’a pas empêché d’interpeller les entreprises de l’aéronautique nationales qui manifestent peu d’intérêt à travailler avec les firmes internationales du secteur, afin qu’elles s’impliquent, donnant l’exemple du modèle chinois. Les synergies qui seront créées avec les entreprises locales devraient se traduire par un transfert de savoir-faire. En effet, le ministre a insisté sur la stratégie des écosystèmes qui reste, selon lui, la clé de la réussite pour l’avenir de l’industrie marocaine.
Pour sa part, Frank Campbel a rappelé que le groupe investit au Maroc en raison de la stabilité politique et macro-économique, de la proximité des clients européens et africains, de la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et de l’expérience Eaton au Maroc. La volonté du groupe de s’inscrire dans la vision du Plan d’accélération industrielle et d’augmenter ainsi l’approvisionnement local contribuera à une croissance de l’écosystème des fournisseurs locaux qui assureront la viabilité à long terme des activités de fabrication dans le pays.
A rappeler que le Plan d’Accélération Industrielle (2014-2020), présenté à SM le Roi le 2 avril 2014, a pour objectif de renforcer la place de l’industrie en tant que pourvoyeur d’emplois et levier de croissance. Le programme devrait générer, à l’horizon 2020, un demi-million d’emplois dans le secteur avec, en prime, un accroissement sensible de la part de l’industrie dans le PIB qui devrait croître de 14% à 23%.
Pour mémoire la zone franche Midparc se trouve à proximité immédiate de l’aéroport Mohammed V et de l’aéropole de Nouaceur. Avec un budget d’aménagement hors site et in site (coût du foncier compris) de 700 millions de DH, Midparc est un des projets phares du Pacte national pour l’émergence industrielle. Conçue pour booster les exportations des industries de pointe, la zone franche s’étend sur 141 hectares. En outre, elle offrira un régime fiscal très avantageux. Ainsi, toute entreprise qui s’y installe sera exonérée pendant cinq ans de l’impôt sur les sociétés et pendant les 20 années suivantes le taux de l’IS sera de 8,75%. Toutes les activités sont exonérées de TVA et de droits à l’importation. L’exonération est aussi valable pour le droit d’enregistrement pour l’acquisition du foncier

Pas de scoop

Le ministre n’a pas caché que le gouvernement est en train de démarcher quelques investisseurs, mais qu’il y a d’autres qui ont pris eux-mêmes l’initiative d’entrer en contact avec le ministère. Moulay Hafid Elalamy n’a voulu divulguer aucun nom, surtout dans cette phase de négociations, sachant que certains investisseurs étrangers sont cotés en Bourse.

Bouchra Elkhadir

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