mardi 17 octobre 2017

CIH : La banque tire son épingle du jeu malgré le contrôle fiscal

Sur les six premiers mois de 2017, le résultat net de CIH Bank ressort en retrait de 33,1% à 144,7 MDH, sous l’effet de l’impact du contrôle fiscal, apprend-t-on auprès de CIH.

Rassurant, Ahmed Rahhou, PDG de CIH Bank, a relevé, lors de la présentation des résultats financiers du 1er semestre 2017, que l’impact du contrôle sera toutefois atténué sur l’ensemble de l’exercice 2017, compte tenu des réalisations attendues sur le plan commercial et financier pour le second semestre.

Après avoir passé en revue le contexte économique et financier, aussi bien à l’échelon international qu’à l’échelon national, dans lequel ces résultats ont été réalisés, Rahhou a souligné quelques faits marquants, notamment l’ouverture de quatre  nouvelles agences qui ont renforcé le réseau comptant aujourd’hui 261 agences, le démarrage de l’activité de sa Banque participative Umnia Bank et le dénouement du contrôle fiscal qui a porté sur les rubriques IS, IR et TVA pour les exercices 2013, 2014 et 2015, pour clore son introduction sur une note positive en soulignant que CIH Bank affiche des réalisations semestrielles défendables.
Par la suite, Lotfi Sekkat, DGA de CIH Bank a présenté les résultats dans les détails. Il en ressort que sur le plan commercial, l’encours de dépôts en consolidé a enregistré une hausse de 6,9% à 27,8 MMDH, contre une baisse de 2,7% au 1er trimestre 2017 et ce,  suite à la progression de 15,2% des dépôts à terme.
Cette performance, a fait savoir Sekkat, est également attribuable à la bonne tenue des ressources à vue des particuliers et des comptes d’épargne, vraisemblablement attribuable à la politique digitale de la Banque à travers le lancement d’offres dédiées à la clientèle des jeunes (produit CODE30).
Les crédits à la clientèle se sont, pour leur part, appréciés de 11,4% à 38,6 MMDH (contre une régression de 0,2% au 1er trimestre 2017) par rapport à fin 2016, recouvrant une croissance de 33,6% des crédits hors immobiliers à 12,2 MMDH, tirant profit de la hausse de 66,8% des crédits à la consommation et de 40,8% des crédits de trésorerie.
De son côté, le total bilan consolidé a progressé de 9,5% à 49,3 MMDH, suite à la croissance du bilan de CIH Bank et de celui de Sofac sur base individuelle, a-t-il aussi souligné.
Et Sekkat de relever aussi qu’au terme du semestre écoulé, marqué également par la signature d’une nouvelle convention entre la Direction Générale des Impôts (DGI) et CIH Bank, relative à la dématérialisation de la restitution de l’IR aux titres des intérêts de prêts pour l’acquisition ou la construction de logements, le produit net bancaire (PNB) consolidé s’est accru de 7,8% à 983,9 MDH.
Cette évolution est due à la croissance de la Marge nette d’intérêt -MNI- (+2,8% à 739 MDH), ainsi que l’appréciation des résultats des opérations de marché. Pour sa part, le  PNB social est ressorti en hausse de 11,4%, suite à l’amélioration de 3,2% de la MNI, tandis que celui de Sofac a progressé de 13,3%, profitant notamment d’une augmentation de 11,7% de la MNI.
Pour ce qui est du coût du risque, il s’est établi à 152,1 MDH (contre 105,8 MDH au 1er semestre 2016 et 116,6 MDH au 1er trimestre 2017), vraisemblablement en l’absence de récupération sur cession d’actifs, soit un taux de coût du risque de 0,37%. Dans ces conditions, le résultat d’exploitation a reculé de 33,2% à 171,3 MDH.
Par ailleurs, suite à l’incorporation d’Umnia Bank et des autres filiales et en dépit d’une progression de 33% du résultat net de Sofac à 44,5 MDH, le résultat net part du groupe (RNPG) s’est déprécié de 32,3% à 122,1 MDH par rapport au 30 juin 2016.

Hamid Dades

Faits marquants : Une banque en action

Entre autres faits marquants qui ont caractérisé ce 1er semestre 2017 et outre la poursuite d’ouverture des nouvelles agences, le lancement d’«Umnia Bank» avec augmentation du capital pour le porter à 600 MDH et la signature d’une nouvelle convention avec la DGI, Ahmed Rahhou a souligné la création d’un Centre de Relation Clientèle, l’intégration des filiales Ajarinvest et Ghosn Ennakhil dans le périmètre de consolidation et la confirmation de la note «BB+» avec perspective stable attribuée par l’agence Fitch Ratings à CIH Bank. Pour sa part, Lotfi Sekkat a relevé le renforcement de la politique digitale par le lancement de l’offre [CODE30] gratuité à vie et des ouvertures des comptes en ligne [Cih On Line], ainsi que l’organisation réussie du 1er Hackathon de la place «CIH Open Innovation», sous le thème de «La Banque innovante: Accessible, simple et utile»…

Provisions et règles fiscales

Le Président Rahhou l’a bien souligné, les provisions bancaires ne sont pas prescriptibles. Les contrôleurs fiscaux n’hésitent donc pas à remonter aussi loin que nécessaire… Ainsi, pour le CIH, le contrôle s’est exercé sur 10 années ! Mais le problème se situe ailleurs. C’est sur les règles-même, en matière fiscale, que la CGEM a des revendications. Aux yeux du patronat, le redressement qui frappe les provisions n’est pas toujours équitable. L’obligation, par exemple, pour les banques d’engager une procédure judiciaire contre le client doit être revue… La CGEM a des propositions qui, non seulement seraient plus équitables, plus logiques et plus souples, mais en plus contribueraient fortement à régler le problème des délais de paiement… Nous y reviendrons plus en détails dans nos prochaines éditions.

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