samedi 24 février 2018
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CIH Bank : Quelles réalisations en 2017 ?

A fin septembre 2017, les réalisations de CIH Bank montrent clairement la réussite d’une banque qui revient de loin…

Ils sont loin les jours où le CIH donnait des inquiétudes à ses actionnaires et au secteur ! Aujourd’hui, c’est une banque qui a assaini sa situation et évolue résolument, se battant pour ses parts de marché, avec tout le dynamisme que l’on connaît à son PDG Ahmed Rahhou et à ses équipes.

A fin juin 2017, le CIH affiche un produit net bancaire de 1,48 MMDH, en progression de 8% par rapport à septembre 2016. Le PNB profite d’une hausse de 3,7% de la marge d’intérêt et de 11% de la marge sur commissions. L’activité de marché est en forte hausse sur la période. 

Le résultat d’exploitation baisse de 21,8% à 312 MDH, à cause d’une hausse des charges générales d’exploitation, alors que le coût du risque baisse très légèrement à 185 MDH, contre 189,9 MDH. Et, le RNPG atteint 236 MDH, en baisse de 21,5%. Au terme du 1er semestre 2017, ce dernier était en baisse de 32,3%, suite au contrôle fiscal. 

CIH Bank devrait ainsi clôturer l’année 2017 sur une note positive. Si le 1er semestre a été marqué par le dénouement d’un contrôle fiscal, dont l’impact a été conséquent sur l’évolution du résultat net consolidé du groupe (-32%), Ahmed Rahhou s’attend à une absorption de cet impact durant le 2ème semestre 2017. «L’impact n’a pas été catastrophique. Nous allons poursuivre nos bonnes performances commerciales ce 2ème  semestre, ce qui devrait limiter le poids du contrôle fiscal et revenir à l’équilibre fin 2017», avait déclaré le PDG du groupe bancaire, lors de la présentation (en septembre dernier) des résultats du groupe. Rahhou était d’ailleurs revenu en détail sur cet élément exceptionnel, un contrôle fiscal portant sur les rubriques IS, IR et TVA pour les exercices 2013, 2014 et 2015. CIH Bank a, en effet, trouvé un accord avec la Direction générale des impôts (DGI), à travers plusieurs échanges qui se sont «plutôt bien passés», commente le patron de la banque. Pour lui, la banque est «clean», puisqu’elle est la seule banque catégorisée et «nous sommes à cheval sur le respect des règles en matière de fiscalité», poursuit-il.

Une banque «Clean», certes, mais aussi une banque qui avance à pas de géant sur tous les plans, grâce aux efforts consentis tant en matière de gestion que de gouvernance par Ahmed Rahhou et ses équipes.

Rahhou, l’homme de la situation

En effet, sous la présidence d’Ahmed Rahhou, CIH Bank a repris des couleurs et retrouvé la vie. Une embellie que le PDG explique, en toute modestie, par un simple retour à des fondamentaux qui «sont toujours les mêmes en termes de management pour faire aboutir un projet, quel qu’il soit. Il faut d’abord clarifier la voie, donner une orientation claire, s’y tenir et faire fédérer les équipes autour du projet». C’est ce que ce dernier a fait pour secourir une banque qui s’était embourbée en 2001.

En prenant les rênes de la banque, Rahhou avait du pain sur la planche! La tâche était bien difficile, mais pas pour ce gestionnaire qui connait tous les rouages d’une banque du temps où il dirigeait le Crédit du Maroc et les ficelles du management qu’il a testé à Lesieur Cristal. En effet, en moins de dix ans, non seulement le groupe CIH Bank est parvenu à rattraper le temps perdu, mais il a sauté les étapes en se lançant dans un modèle digital sans précédent. Rahhou a ainsi réussi à nettoyer les comptes de la banque, mais aussi à enclencher une véritable transformation de fond. «Nous voulons être une banque universelle comme les autres, mais en le faisant mieux que les autres», déclarait-il. C’est ce qui fait que toutes les orientations mettaient la banque à l’avant-garde de tous les sauts qualitatifs. C’est ainsi que la petite banque, jadis quasi-inexistante dans le paysage bancaire marocain, s’est transformée en une véritable banque universelle. La digitalisation et les transformations apportées par Rahhou commencent à porter leurs fruits. Le PDG a su tirer profit de la conjoncture du secteur bancaire pour repositionner la banque dans un segment d’actualité qu’est la banque en ligne. Et ce ne sont pas les chiffres qui vont démontrer le contraire.

Puis, cette volonté d’aller de l’avant aura été marquée par le fait d’être la première banque à lancer sa banque participative. «Umnia Bank» a en effet connu un engouement lors des 3 derniers mois de 2017. Ainsi, des milliers de comptes ont été ouverts. Le centre d’appel a reçu, pour sa part, plus de 50.000 appels de clients potentiels et la banque a instruit les demandes de financement pour l’immobilier, un secteur où la demande s’est le plus exprimée. De plus, les systèmes de paiement ont été testés, puisque des cartes et des chéquiers ont été émis. Cependant, si la banque participative a enregistré un RNPG déficitaire, cela ne semble pas trop gêner Ahmed Rahhou qui estimait que, pour 2017, le top management ne prévoyait pas de profit pour Umnia Bank. Il s’agissait «d’une période de charge afin d’installer la banque. Actuellement, nous attendons des instruments comme les sukuks que l’Etat doit mettre sur le marché». En attendant, la banque poursuivra son déploiement, à l’image du groupe CIH bank qui avance à pas sûrs, sur une voie de constante évolution.  

HD

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