mercredi 13 décembre 2017

CGI : La valorisation remise en cause par le CDVM

Cgi al hoceima bades

C’est une première au Maroc! Le gendarme de la Bourse de Casablanca a demandé une seconde évaluation de la Compagnie générale immobilière (CGI).

Décidément, l’affaire CGI est loin d’être close. Après une introduction en Bourse entachée d’irrégularités, l’évaluation de la société pour l’offre publique de retrait (OPR), initiée par la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) Développement, a été rejetée par le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM). Il faut rappeler que la CGI a annoncé, le 22 octobre 2014, vouloir se retirer de la Bourse de Casablanca. La cotation de l’entreprise est donc suspendue depuis. Théoriquement, avant de vendre les actions, leur prix doit d’abord être évalué par un cabinet indépendant désigné par l’entreprise elle-même et ensuite validé par le CDVM. «A l’issue des différents échanges entre le CDVM et l’initiateur et afin de clarifier les points restés en suspens, il a été convenu de réaliser une évaluation supplémentaire des actions de la société visée et ce, par un deuxième évaluateur indépendant», avance le Conseil. Autrement dit, le gendarme de la Bourse a ordonné, le 13 janvier 2015, une nouvelle évaluation de l’offre de retrait (OPR). Il a expliqué qu’il avait demandé des informations complémentaires à l’expert. L’autorité de contrôle n’a toutefois pas précisé la nature de ses réserves mais, visiblement, les justifications fournies par l’expert n’ont pas été suffisantes. La suspension de la cotation est donc prolongée. En tout cas, le CDVM va solliciter une évaluation supplémentaire des titres CGI auprès d’un second évaluateur indépendant avant de communiquer sa décision finale sur la recevabilité ou non de l’OPR.

Les petits porteurs soucieux

L’évaluation initiale a été confiée aux équipes de CDG Capital, banque d’affaires connue pour son sérieux. Toutefois, la banque d’affaires est affiliée au groupe Caisse de dépôt et de gestion (CDG). «Nous avons salué l’initiative du gendarme de la Bourse qui, pour une fois, a pris en compte l’intérêt des actionnaires minoritaires. Dans cette affaire, le conflit d’intérêt est flagrant», confie un petit porteur au Reporter. Les petits porteurs, qui ont acheté le titre CGI en temps d’euphorie, ont peur d’être lésés dans cette opération de retrait de la CGI.
Ces petits porteurs de la CGI ont réalisé un sondage entre eux. La majorité évalue le coût moyen unitaire pondéré des actions à 1.500 dirhams. Cela veut dire qu’ils vont perdre de l’argent si le prix de l’action est inférieur à 1.500 dirhams. Pour rappel, l’action CGI a été introduite en Bourse en 2007 à 952 dirhams et a même plafonné un certain moment à plus de 2.500 dirhams. Mais son dernier cours, avant sa suspension, n’était que de 725 DH. Affaire à suivre…

A.H

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