vendredi 18 août 2017

Energie : Où en est le projet éolien intégré?

Eolienne

L’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE) vient d’annoncer l’achèvement de l’évaluation de la 1ère étape de l’appel d’offres relatif au développement, à la conception, au financement, à la construction , à l’exploitation et à la maintenance du projet éolien intégré de 850 MW.

Ce projet porte sur 5 parcs éoliens: «Midelt» 150 MW, «Tiskrad-Tarfaya» 300 MW, «Tanger II-100 MW», «Jbel Lahdid-Essaouira» 200 MW et «Boujdour» 100 MW, à mettre en service respectivement entre 2017 et 2020.
Ainsi et conformément au règlement de l’appel d’offres précité, la commission d’évaluation de l’ONEE, accompagnée de ses conseillers technique, juridique et financier, a procédé à l’évaluation de la conformité des offres desdits soumissionnaires relativement aux aspects techniques et industriels et ce, par rapport aux exigences et dispositions dudit appel d’offres.
Au terme de cette évaluation, les cinq Consortia soumissionnaires ont été déclarés qualifiés pour la 2ème étape de l’appel d’offres et seront ainsi invités par l’ONEE à remettre leurs offres techniques et industrielles finalisées, ainsi que leurs offres financières et tarifaires pour le mois de juin 2015.

S’agissant du financement du projet, il est à signaler que l’ONEE a levé des financements concessionnels à hauteur de 385 millions d’euros et 31 millions de dollars (soit l’équivalent de 4,5 milliards de dirhams) auprès des bailleurs de fonds suivants: la Banque allemande de développement (KfW) au nom du gouvernement fédéral allemand pour un montant de 130 millions d’euros, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) pour un montant de 200 millions d’euros, la Commission européenne pour un montant de 15 millions d’euros dans le cadre de la Facilité d’Investissement pour le voisinage de l’Union européenne (FIV), alloués aux parcs éoliens de Midelt, Tanger II et Jbel Lahdid et la Banque Africaine de Développement (BAD) pour un montant de 40 millions d’euros, en sus des 31 millions de dollars du Fonds de Technologie Propre (FTP) véhiculé via la BAD, dédiés au parc éolien de Tanger II.
Le projet éolien intégré 850 MW est développé dans le cadre d’un partenariat public-privé où l’ONEE, le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social et la Société d’Investissements Energétiques s’associeront à l’adjudicataire du projet et sera structuré suivant un schéma BOOT «Build Own Operate and Transfer».

HD

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Secteur minier : Les perspectives, selon Benkhadra


Amina Benkhadra DG de l ONHYM


Pour Amina Benkhadra, directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), les perspectives de développement du secteur minier sont extrêmement importantes au Maroc qui a une longue tradition minière. Le Royaume dispose en effet d’un potentiel prometteur et très varié, composé de métaux de base (plomb, zinc, cuivre), de métaux précieux (or et argent), de roches et de minéraux industriels (cobalt, fluorine, barytine, manganèse, argile) et bien d’autres substances. Il détient aussi d’immenses réserves en phosphates, ce qui fait de lui un acteur stratégique dans le secteur jugé vital pour l’agriculture et la sécurité alimentaire. Jugeant qu’au Maroc l’énergie et les mines sont des secteurs structurés et ouverts, Benkhadra affirme que la recherche pétrolière est marquée par un intérêt soutenu de la part des sociétés pétrolières. Cet engouement est, selon elle, le fruit à la fois des termes favorables du code des hydrocarbures, de la promesse des bassins sédimentaires et de la stratégie de partenariat et de promotion engagée par l’ONHYM.
Le code des hydrocarbures au Maroc offre plusieurs avantages aux sociétés pétrolières, notamment une prise de participation de l’Etat de 25% maximum, une dispense pendant dix ans de l’impôt sur les sociétés et des taux attractifs pour les droits de concession et les loyers, ainsi que plusieurs exonérations fiscales. Concernant le code minier, Benkhadra souligne qu’il est en cours de refonte et que le but est de mettre à niveau la législation pour accompagner un secteur qui s’est considérablement développé, précisant que le nouveau texte apportera deux innovations majeures, à savoir la définition élargie des produits miniers et l’octroi de zones d’exploitation plus larges.

HD

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