mardi 17 octobre 2017

Salon Maghrébin du Livre d’Oujda : Les activités phares

Une quarantaine de tables rondes ont ponctué le Salon Maghrébin du Livre d’Oujda dans sa première édition. Ces rencontres ont traité de sujets aussi riches que diversifiés, allant de la culture à la migration, en passant par l’histoire et la sociologie, entre autres domaines. Voici un digest de quelques rencontres thématiques organisées lors de cet événement.

La jeunesse du Maghreb, vivre ici, rêve d’ailleurs?

L’une de ces rencontres thématiques qui a eu le plus d’écho auprès des visiteurs du Salon a été la table ronde modérée par le président de l’Agence de Développement de l’Oriental, Mohamed Mbarki. Tenue le vendredi 22 septembre à l’espace Léopold Sédar Senghor du théâtre Mohammed VI d’Oujda, cette table ronde avait comme thème «La jeunesse du Maghreb, vivre ici, rêve d’ailleurs?». Elle était animée par Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), El Arbi Mrabet, chercheur en migration et Naïma Yahi, historienne algérienne.

Selon le président du CNDH, «il ne faudrait pas porter un regard négatif sur la migration, puisque celle-ci peut constituer une occasion de découvrir d’autres personnes avec des cultures différentes». De son coté, Naïma Yahi, qui a traité du phénomène de la migration dans sa relation avec la musique, a relevé: «Le rap et le hip hop sont des formes d’expression qui aident à comprendre les attentes et les préoccupations des jeunes, mais aussi leurs déceptions». El Arbi Mrabet a relevé, pour sa part, le fait que souvent les rêves des jeunes Maghrébins et/ou africains se heurtent à une réalité amère, celle de la crise que vivent les pays développés et qui font que les opportunités d’emploi ne sont plus accessibles comme par le passé.

Ecrits amazighes

La deuxième journée du Salon Maghrébin du Livre d’Oujda a été marquée par l’organisation de plusieurs autres tables rondes et rencontres traitant de thèmes et sujets différents. Parmi ces tables rondes, celle animée par le Recteur de l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), Ahmed Boukouss, sous le thème «Ecrits Amazighs». Tenue vendredi 22 septembre 2017 à l’espace Amran El Maleh, au Théâtre Mohammed VI à Oujda, cette rencontre a été l’occasion pour Boukouss de rappeler que la langue amazighe a un rôle à jouer dans le rapprochement des populations. Encore faudrait-il que les pouvoirs publics mettent en place et appliquent les textes réglementaires et législatifs qui vont dans ce sens. 

Spécificités culturelles

Les samedi 23 septembre 2017 (2ème jour du Salon) et dimanche 24 (3ème et dernière journée) ont été marqués par l’organisation d’autres tables rondes animées par d’éminentes personnalités, parmi-lesquelles Mohamed Tozy, universitaire et professeur en sciences politiques et Fathallah Oualalou, ancien ministre des Finances et ex-maire de Rabat. A cette occasion, Mohamed Tozy nous a affirmé que le thème choisi «Les spécificités culturelles: un facteur de développement?», devrait pousser à davantage de réflexion. Selon lui, il n’est pas question de débattre de ce thème de manière vague ou de survoler le sujet dans le cadre d’un salon. Tozy estime en effet que la spécificité culturelle, si elle est prise en compte par les pouvoirs publics, avant la réalisation des projets de développement, peut devenir un facteur de force. «Prenons le cas du Maroc. Si les pouvoirs publics s’attardaient un peu sur les spécifiés de chaque région et les besoins de ses habitants, avant de lancer tel ou tel projet de développement, le Maroc ne serait pas arrivé à un tel niveau de tension entre certaines régions et les responsables gouvernementaux», explique-t-il au Reporter.

Mémoires juives de l’Oriental

Parmi les tables rondes qui ont attiré l’attention lors de ce Salon, celle ayant porté sur le sujet de la mémoire de la communauté juive marocaine. Organisée sous le thème «Mémoires juives de l’Oriental marocain», cette rencontre a été organisée, dimanche 24 septembre 2017, à l’espace Assia Djebar, toujours au Théâtre Mohammed VI à Oujda. Ça a été l’occasion pour les intellectuels qui ont animé cette rencontre, de faire une rétrospective comparative du vécu de la communauté juive marocaine dans les années 40 du siècle dernier. Spécialiste en histoire hébraïque, Monique Goldberg a fait savoir, dans une déclaration au «Reporter», que le Royaume a choisi, de manière volontaire, de protéger la communauté juive qui vivait à cette époque-là sur son territoire, contrairement à d’autres pays où les juifs étaient persécutés.

Le Salon Maghrébin du Livre d’Oujda a été également marqué par l’organisation de diverses activités pour enfants. Ces activités, qui ont commencé dès la première journée de ce Salon, ont connu, ce dimanche, la participation d’un nombre important d’enfants venus d’écoles publiques et privées de la ville d’Oujda.

En fin d’après-midi, les organisateurs ont tenu un point de presse concernant le bilan du Salon Maghrébin du Livre d’Oujda dans sa première édition

DNES à Oujda, Mohcine Lourhzal

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