samedi 21 octobre 2017

Mazagan : Une soirée avec Samira Saïd

Mazagan conference de presse samira sad

Pour son retour sur scène (surtout avec les événements que l’Egypte a connus ces dernières années) et pour rencontrer son public, Samira Saïd a choisi Mazagan Beach pour se produire. Lors d’une conférence de presse, elle a parlé de tout et aucun sujet n’était tabou… Une rencontre après une absence qui a duré des années.

Retour définitif au Maroc?

«Je suis en train de régler quelques problèmes pour renter définitivement au Maroc dans les deux années à venir. Cela ne veut pas dire que cela sera une rupture définitive avec l’Egypte où j’ai passé une grande partie de ma vie et où j’ai aussi de vrais amis. Mais à cet âge, on commence à chercher ce lien affectif qui est la famille».

Un projet de mariage?

«Vous savez, quand on prend l’habitude de vivre seule (juste moi et mon fils Chadi) durant de longues années: se réveiller à 4h du matin sans déranger personne, retrouver des choses comme tu les as déposées…, cela devient impensable de revivre sans une telle expérience. C’est peut-être le même cas que celui d’une femme mariée qui s’est habituée à la présence de son mari à ses côtés. Donc, elle ne peut pas vivre une soirée sans son mari à côté d’elle».

Les commentaires qui chagrinent l’artiste qui est très active sur les réseaux sociaux:

«Des commentaires qui se focalisent sur mon âge et me «conseillent» d’arrêter de chanter tout en me rappelant «Adab Al Kabr». Je sais que dans la vie, il y a le blanc et le noir, le sain et le malade, le jeune et le vieux… Je pense aussi que le plus important, c’est de vieillir tout en gardant une image respectable de soi… Honnêtement, quand je sentirai que je n’ai plus rien à donner, je m’éclipserai sans bruit».
Et c’est avec beaucoup de nostalgie que Samira Saïd se rappelle aussi la ville d’El Youssoufia: «Un jour, j’ai demandé à mon frère et à son épouse de m’accompagner à El Youssoufia. Nous avons arpenté tous les endroits qui ont marqué mon enfance: Hammam Hlima, le marché, mon école primaire».

Samira Saïd au lieu de Samira Bensaid

«Je suis fière de mon nom de famille Bensaid mais, au Moyen-Orient, pour un garçon, il est automatiquement désigné Ben X. Pour une fille, elle doit automatiquement être Bent X. Pour eux, je dois m’appeler Samira Bent Saïd. Et donc, pour enlever cette ambiguïté, j’ai opté pour Samira Saïd.

La raison d’une pause qui a duré des années

«Il y a les événements que l’Egypte a connus et où nous avons eu réellement peur. Mais il y a aussi une crise dans l’industrie musicale depuis 2008 en Egypte. Les maisons de production sont en stand bye, sauf celles qui sont liées par des contrats avec des artistes. Avant, un artiste vendait entre 10 mille et 15 mille CD. Actuellement, on peut télécharger juste en faisant un clic. Donc, ce n’est plus rentable. J’ai créé un studio, chez moi à la maison, pour la réalisation de mon prochain album qui sortira à l’occasion de l’Aïd Al Filtr».

L’image du Maroc vue par des artistes égyptiens quand ils visitent le pays

«A leur retour, ils m’appellent pour me dire: ”Vous avez un beau pays et un peuple généreux». Vous ne pouvez imaginer ma fierté de mon pays, de cette sécurité et de cette quiétude dans laquelle nous baignons».

Le secret de la beauté de Samira

«Je n’ai pas une vie d’artiste: je ne me couche pas tard, je fais du sport, je mange peu…, mais je pense aussi que nous avons dans notre famille des gènes… Ma mère avait 80 ans et on lui en donnait 60».

Samira Saïd mérite réellement le titre de diva: un charisme, une classe, une présence… Ce qui explique sa réussite à s’imposer et à conquérir le public arabe. Ce qui explique aussi pourquoi elle domine la scène depuis des décennies via une reconnaissance au niveau international.
En effet, selon un sondage réalisé par le site électronique Ilaf, Samira Saïd a été désignée comme meilleure chanteuse devant Kadem Saher, Amr Diyab, Elissa et Jassmi. Samira a également vu sa chanson Mazal remporter la 1ère place. Cette chanson avait également remporté le 1er Prix du single, celui du Middle East Music Award de la meilleure chanteuse arabe et de la meilleure chanson de l’année pour son opus. Samira est un tout. La particularité de cette femme, c’est un ensemble d’ingrédients rassemblés qui ont donné une alchimie. Une combinaison qui séduit.
C’est une artiste intelligente et professionnelle. Elle a les outils qu’elle manipule agréablement pour rénover, sans choquer. Pour ceux qui attendent ou insinuent sa retraite, on ne sera pas étonné dans les années à venir, si elle continue d’occuper la première marche du podium.
Cette soirée mémorable, célébrée un samedi 18 avril, s’est terminée par une séance photos avec ses fans d’ici, mais aussi d’ailleurs qui se sont déplacés et la suivent un peut partout dans le monde. Ils sont venus nombreux à la rencontre de leur idole.
Cette 21ème Mazagan Night, animée par Mountassir, s’est aussi démarquée par la prestation de l’artiste Abdelali Anouar qui a ébloui les présents par des reprises du répertoire de chansons marocaines.

Bouchra Elkhadir

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