samedi 14 décembre 2019

CIH Un 1er semestre bien prometteur

Ahmed rahhou pdg cih et lotfi sekkat dg delegue cih

Passé et passif largués loin derrière, le Crédit Immobilier et Hôtelier a réalisé de bien enviables performances au premier semestre 2013.

Lors de la présentation des résultats financiers du CIH, au titre des six premiers mois de l’année, le PDG de la banque, Ahmed Rahhou, n’a pas caché son optimisme, précisant que ces résultats du 1er semestre augurent d’un bon second semestre, compte tenu de ce qui a été réalisé et donc d’une année qui se terminera dans le vert.

Ce vert qui a déjà marqué presque tous les indicateurs et a fait que le CIH réalise des performances en ligne avec ses objectifs annuels et stratégiques, tout en consolidant ses indicateurs de productivité, de maîtrise du risque et de rentabilité aussi bien en termes commerciaux que financiers, a précisé le PDG.
C’est une maîtrise du risque, dont le coût s’est amélioré de 77,8% en s’établissant à 3,2 MDH en juin 2013, contre 14,5 MDH en juin 2012.
Lotfi Sekkat, directeur général délégué, a fait montre du même optimisme, soulignant qu’à fin juin 2013 et comparativement à la même période de l’année dernière, le CIH a réalisé un résultat net consolidé en hausse de 27,9% à 237,6 MDH et un résultat net part du groupe en progression de 33,5% pour s’établir à 245,1 MDH.
L’évolution du résultat net consolidé est le fait de l’ensemble du groupe CIH.
La contribution des filiales au bénéfice a augmenté de 17,4% grâce aux apports positifs de CIH Courtage, de la société hôtelière Tivoli et de Maroc Leasing, a expliqué Sekkat. Il précisera cependant que le résultat aurait pu être encore meilleur si les réalisations de Sofac, filiale de crédit à la consommation, n’avaient pas été impactées négativement par le dénouement d’un litige fiscal qui a induit une charge complémentaire de 28 MDH dans les comptes de la filiale. Hors cet impact, soulignera-t-il, la contribution aurait été de +6,3%.
Le DG délégué a aussi précisé que le Produit net bancaire (PNB) a affiché, durant les six premiers mois, une progression de 14,2% pour atteindre 868 MDH, contre 760 MDH pour la même période de 2012, pour faire savoir que les comptes globaux consolidés présentent des performances dans une conjoncture où le taux de croissance des grands indicateurs bancaires est à des niveaux plus bas que ceux de l’année dernière.

Un bon collecteur

Le CIH est assez actif aussi bien au niveau de la collecte des dépôts que de la levée des fonds sur le marché, avec une prime de risque très satisfaisante. Globalement, le coût du risque reste très maîtrisé avec même un niveau inférieur à celui de l’année précédente, alors que la tendance sur le secteur est plutôt à un accroissement du risque, a d’autre part affirmé Rahhou.
Comparée à juin 2012, la collecte des dépôts clientèle a progressé de 8,7% grâce aux encours dépôts à vue (+7,7) et aux dépôts à terme (+11,4%). L’évolution des dépôts à vue résulte, a-t-on encore expliqué, de celle des comptes épargne (+15%), des comptes courants (+6,9%) et des comptes chèques (+6,7%).
Sur le volet de la distribution des crédits, on note une consolidation de l’activité qui a eu un bon effet. Le volume des encours crédits a ainsi progressé de 2,6% sous l’effet de la croissance de 4% des crédits immobiliers aux particuliers, de 3,4% des crédits à la promotion immobilière et de 19,4% des crédits par décaissement.
En conclusion et au vu de tels résultats, le top management du CIH a affirmé que le second semestre de 2013 devrait être sur le même trend que le premier et viendra confirmer les chiffres des six premiers mois.
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Entretien express

Ahmed Rahhou, PDG du CIH

Ahmed rahhou pdg cih

«On finira l’année sur la même tendance»

Le CIH avait annoncé son désengagement de l’activité hôtelière. Comment s’explique donc le retour de cette activité dans son périmètre, à travers le Tivoli?

Nous nous sommes en effet désengagés et il faut préciser que notre vocation n’est pas de prendre des hôtels. Mais, lorsque c’est la seule solution, on le fait. Par contre, nous ne sommes pas revenus à l’activité, puisque ce n’est pas nous qui gérons. Donc, la condition sine qua non pour faire cette opération, c’est de trouver un gestionnaire professionnel. Ce qui se passe aujourd’hui, c’est qu’on est effectivement détenteur du Capital et d’une créance sur cet hôtel qu’on avait déjà. Sauf qu’au lieu que cet hôtel soit géré par quelqu’un qui ne faisait pas cela très bien, nous avons quelqu’un qui nous assure la gestion tout en récupérant l’hôtel. Pourquoi l’a-t-on récupéré, me diriez-vous? Je répondrai tout simplement qu’il est plus facile de vendre un bien quand on en est seul détenteur que de le vendre à deux. Donc, nous préférons récupérer l’hôtel pour chercher un acheteur. Et nous sommes bien dans cette logique.

Avec ce retour à l’hôtellerie, y a-t-il d’autres établissements en vue pour une pareille opération?

Malheureusement, nous avons eu par le passé des affaires qui n’ont pas été totalement réglées et sur lesquelles nous travaillons pour leur trouver des solutions. Si la solution passe par une acquisition pour une revente, elle se fera. Mais, dans tous les cas de figure, le CIH ne se mettra plus à gérer directement des hôtels. C’est ça l’engagement que nous avons pris.

Vous avez évoqué une bonne maîtrise du risque. Quel est le secret du CIH pour réussir ainsi sur un volet qui affecte autant le secteur bancaire?

En matière bancaire, il n’y a pas de mystère. Il faut être prudent et faire son travail professionnellement. Cependant, on n’est jamais maître de la conjoncture. S’il y a des difficultés en économie et si -qu’à Dieu ne plaise- le nombre de touristes baisse, ce qui s’est passé en 2011, là, c’est tout le secteur qui souffre… Mais il faut être à l’écoute du client surtout, anticiper les problèmes -et ne pas rester là à attendre qu’ils arrivent- et parfois couper net, au lieu d’attendre des lendemains meilleurs qui ne viendront peut être jamais, ce qui complique davantage les problèmes…

Vous achevez ce premier semestre de l’année en cours sur un trend haussier marqué par de bonnes performances. Quelles sont vos prévisions pour le reste de l’année?

On espère finir dans les mêmes tendances, c’est-à-dire avec des chiffres qui donneront un second semestre égal au premier. Vous prenez nos chiffres actuels, vous les multipliez par deux et voilà: on espère que ça va être les résultats de l’année…

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