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Inauguration de la deuxième station du plan Azur : Le label « Mazagan » international est né

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Réunir des célébrités d’orient et d’occident lors d’une soirée flamboyante en terre d’Afrique. « Mazagan », le nouveau label du tourisme international l’a fait. Reportage. «Les discussions ont été parfois un peu difficiles, notamment en ce qui concerne les infrastructures,  la gestion du complexe et  le Casino. Mais elles ont toutes abouti puisqu’on a signé le contrat ». Les propos sont de l’homme par qui une nouvelle marque du tourisme international vient de naître au Maroc. Elle porte le nom assez mythique de « Mazagan ». L’homme, c’est Sol Kerzner, le magnat sud-africain, accompagné sur ce projet par la très dynamique Marie Béatrice Lallemand, la PDG française du Resort.

 

« Il y a eu changement de gouvernement mais la coopération est restée la même », tient-il à préciser en adressant ses vifs remerciement aux partenaires locaux et internationaux : la CDG, la MAMDA et la compagnie Maroco-Emiratie SOMED. «  Sans lesquels le Resort n’aurait pas vu le jour », reconnaît ce magnat du Tourisme dont la fortune est évaluée à quelque 17 milliards de dollars. «  Au départ nous avons surtout été préoccupés par le dossier « infrastructures », nous dira, Sol Kerzner. «  Comme vous le savez nous sommes assez loin de Casablanca (90 km). Mais maintenant nous avons un très bel axe autoroutier qui  permet  de joindre la capitale économique du Maroc à moins d’une heure », lance-t-il confiant dans la réussite de son projet qui a bénéficié de l’implication directe du gouvernement marocain qui a pris en charge, grâce au Fonds Hassan II,  la réalisation des infrastructures hors sites à hauteur de 86 millions de dirhams.

C’est la plus excitante !
«Je pense que Mazagan est l’une des plus belles et des plus excitantes des Resorts que nous avons construits à travers le monde », affirme avec émotion Sol Kerzner, content d’avoir donné à son projet une personnalité propre. « Quand vous arrivez au Mazagan Beach Resort vous savez que vous êtes au Maroc », nous précise Kerzner en réponse à la question : qu’est ce qui fait l’originalité du site.  « Mazagan, c’est une nouvelle marque assez distinguée  du groupe Kerner, pour qui le plus important  était de faire un Resort marocain, par son architecture, son ambiance, ses patios, ses salons et ses décorations qui s’inspirent visiblement des magnificences de l’éternel Orient.  « Et il l’est bien », nous indique Kerzner qui se réjouit du résultat et tient à commencer ses paroles par un hommage aux 4.000 ouvriers marocains (90%) qui ont œuvré à réaliser un produit de luxe « très réussi ». et qui selon , nombre de professionnels présents à la fête, s’intègre bien à son environnement immédiat. «C’est l’un des points forts de ce projet », selon le ministre du Tourisme Mohamed Boussaid qui annonce  : « ce projet structurant contribuera à ériger la région d'El Jadida en une destination touristique à part entière, tant au niveau national que mondial, et mettra en valeur la vocation touristique de la région, qui dispose d'atouts et de potentialités naturels, culturels et historiques riches et d'infrastructures modernes ». Et il ajoute que d’autres projets viendront pour dénicher les potentialités dont regorge la région en   tourisme rural  et culturel. Ce qui permettra de valoriser le patrimoine de cette région, avec ses innombrables produits de terroir, et de créer de nouveaux circuits touristiques en développant des activités nautiques et équestres.

Le gouvernement soulagé
« Je voudrais dire toute la satisfaction du gouvernement marocain de pouvoir ouvrir dans la même année et dans un contexte international difficile deux stations balnéaires : Saidia et Mazagan », lance le ministre marocain du Tourisme, Mohamed Boussaid, lors de la rencontre avec les média nationaux et internationaux organisée quelques heures avant le début de la soirée féerique. Pour le ministre, la réalisation en un temps record de cette première phase de la station dénote du professionnalisme du groupe Kerzner et de l’engagement des partenaires. « C’est une performance mondiale », se réjouit-il, visiblement soulagé de la tournure positive que prend désormais le plan Azur qui vient de faire l’une de ses belles révélations.

 « El Jadida va surclasser Fès ou Tanger, en terme de capacité touristique », prédit  le ministre Mohamed Boussaid qui ne tarit pas déloges sur cette nouvelle station touristique, la deuxième du plan Azur qui à terme offrira au Maroc , huit autres stations. « 150 km de littoral, 20 plages de sable fin  de sidi el Abed jusqu’à la lagune de Oulidya,  une cité portugaise classée patrimoine universel, des kasbahs, des grottes…Et bien d’autres atouts naturels, historiques mais aussi modernes : El Jadida dispose également d’infrastructures modernes : autoroute vers Casablanca , l’ aéroport Mohamed V, deux ports maritimes et un chemin de fer ». C’est dire, d’après le ministre, pourquoi El Jadida s’annonce  en rivale sérieuse des destinations classiques du Maroc. Des chiffres le prédisent d’ailleurs : « dans une première phase, affirme M. Boussaid, le projet va pratiquement doubler la capacité touristique d’El jadida. Il va multiplier par deux fois et demi le nombre des arrivées de 75.000 à plus de 160.000. Et étant donné les autres phases du projet, la capacité touristique va atteindre dans les prochaines années plus de 8.000 lits, plus que Fès ou Tanger ».

Le Casino suscite pas mal de questions !
Le Casino. C’est l’une des composantes du projet qui ont attiré le plus d’attention. Et pour cause. « Les autorisations dans ce domaine restent exceptionnelles avec un des règlements assez stricts », affirme M. Boussaid qui, comme à son habitude, se prête avec joie aux questions-réponses, parfois harassantes des représentants des média, venus très nombreux pour couvrir cet événement exceptionnel.    « Il n’est pas dans l’intention du gouvernement de développer l’activité Casino en tant que telle », insiste Boussaid. «  Il s’agit d’une autorisation exceptionnelle basée sur un cahier de charges qui fixe les critères et  vous savez bien que l’activité du casino est très réglementée et très encadrée au Maroc. », répétera-t-il aux innombrables questions portant sur le Casino de Mazagan qui « générera, estime-t-on, près de 50% du chiffre d’affaires du Resort »,  et notamment celle se rapportant au  contact d’exclusivité sur un rayon de 130 Km dont bénéficie Mazagan Beach.

Le gouverneur : « c’est écologiquement correct ! »
C’est un projet qui respecte l’environnement, dira  le gouverneur  Yazid Zellou  qui affirme : « Ce projet a réussi à épouser la topographie existante. Il n’a enlevé que les végétations qui n’étaient pas nobles et les a remplacées par des végétations beaucoup plus nobles ». Selon ce responsable des autorités locales, le projet fait ses preuves également en matière d’économie de ressources, notamment en ce qui concerne la récupération des eaux usées à travers la station d’épuration mise ne place. Bref, d’après le gouverneur, c’est un exemple à suivre dans le domaine  du tourisme. « Un chalenge à relever pour les autres stations à venir », estime cet opérateur français très intéressé par ce que le Maroc est en train de faire.

Bientôt les phases II et III !
« Quand on voit le résultat et le degré de satisfaction quant au bon déroulement de la réalisation de la station balnéaire Mazagan,  il y a assez de motivation de la part et du groupe et de ses partenaires pour démarrer très rapidement la phase deux », a dit le ministre Bousaid qui estime que Mazagan Resort donne un bon signal sur les bienfaits du partenariat public-privé. «  Il offre également un indice sur la confiance que le groupe a dans le Maroc et dans l’avenir du secteur touristique. Et je crois que les discussions pour les phases II et III vont démarrer très rapidement compte tenu du succès attendu de la phase I», nous précise ce responsable marocain. Signalons que le chiffre d’affaires prévu pour la première année du démarrage du Mazagan Resort, qui affiche complet depuis, son ouverture le 15 octobre, est estimé à quelque 1,35 milliard DH et attirera environ 4 millions de touristes. « La station ne souffrira pas de la saisonnalité des activités touristiques, comme c’est le cas dans d’autres stations, telle que Saidia », nous indiquent-t-on auprès du staff commercial de ce projet.

Les Français nettement plus intéressés !
A la différence de la station Saidia qui enregistre plutôt un engouement plus prononcé de la part des Anglais (David Bekkam figurerait parmi les acquéreurs des résidences de cette station, indique-t-on), le marché français vient en tête des marchés ciblés par la station Mazagan à hauteur de 58 %, suivi du marché allemand( 20%), puis britannique (10%) et espagnol (8%)…Et puis les autres amoureux du Maroc.  Sur tout le pays, le département du tourisme s’attend à ce que l’année 2009 se termine par un record : 8,3 millions de touristes contre 7 millions en 2008. On n’est donc pas assez loin de l’objectif des 10 millions ? En tout cas « c’est un objectif raisonnable que le Maroc est capable de réaliser ». C’est  Sol Kerzner qui le pense. Et ce n’est pas un compliment, parait-il.

Genèse high speed !
24 mai 2006, signature de l’avenant du projet Mazagan Beach Resort. Juin 2007 lancement des travaux. Moins de deux ans après, le 31 octobre 2009, inauguration en grande pompe de la phase I « du Resort qui figure parmi les mieux intégrés du Royaume», selon bien des spécialistes. C’est donc un record. Une vingtaine de mois ont été suffisants pour sortir de la terre ce projet qui a  coûté la bagatelle de 3,1 millards DH et qui se distingue par une faible occupation du sol : 7% alors que la norme mondiale est de 14%.  « Qui dira mieux ? ». Le défi est lancé par Kerzner qui rappelle.« Nous avons commencé les discussions sur ce projet que nous inaugurons aujourd’hui, il y a quatre ans avec le gouvernement marocain et nos partenaires », rappelle Sol Kerzner qui salue, au passage, la qualité  des discussions entamées avec l’ancien Premier ministre, Driss Jettou. « Discussions qui ont été parfois un peu compliquées mais en tout cas très enrichissantes et empruntes d’esprit coopératif et volontariste ».

« Ce n’est pas tous les jours qu’on voit des projets de cette envergure réalisés à temps et conformément à des cahiers de charges et des budgets consentis », commente un opérateur du tourisme international. «  Respect du budget, du calendrier et de l'environnement, valorisation du capital humain, qualité de partenariat avec le gouvernement…Autant de points forts qui font la réussite de ce complexe touristique intégré qui signe la naissance de Mazagan, la nouvelle marque du groupe Kerzner qui, après l'ouverture de deux stations touristiques : Atlantis The Palm à Dubaï et One & Only Cape Town en Afrique du Sud, lance une troisième au Maroc, en étant accompagné, dans le cadre d'une joint-venture créée à cet effet, par des actionnaires marocains, en l'occurrence, la CDG, la Somed et MAMDA-MCMA.

Des feux Olympiques !
Comme  dernier hommage pour célébrer l'ouverture, Sol Kerzner  a offert à ses invités, un show spectaculaire de feux  d'artifice qui a duré 8  minutes dans la cour du Grand Riad. Les feux d’artifice qui ont été réalisés par Phill Grucci auteur, entre autres, de ceux des Jeux Olympiques de Salt Lake City,  ont été lancés des quatre côtés  du Resort aussi bien qu’à l’avant du  terrain du golf  et de  la plage, entourant  le Resort entier d’un mélange de couleurs et d’effets spéciaux. C’était terriblement beau et envoûtant !

 

Naomi, Li-lo… Et la sublime Mouna !
Une Naomi Campbel bien à l’aise dans une tenue éthno-africaine, (un look qui n’a pas fait l’unanimité des professionnels du Zoom, à ce que j’ai pu constater), une Lindsay Lohan (Li-Lo) qui a apprécié, parait-il, ce repos Mazaganais d’un week end, loin de« ses déboires affectifs successifs ». Mais surtout une Mouna Fettou qui, encore une fois, prouve qu’elle n’a rien à envier « aux stars du showbiz international ». « Votre star nationale risque de ravir la vedette à bien des people venus tout droit de Hoolywood », me chuchote une journaliste espagnole à la vue de l’entrée en princesse en robe noire de l’actrice marocaine la mieux cotée actuellement et surtout la plus fascinante par son aspect médi-oriental cool et chaleureux qui la distingue nettement des « autres créatures du photoshop ».  Mouna, reste, comme tu es, Sublime, lui dira un fan.

L’épisode Fadesa, un simple triste souvenir ?
« Malgré la crise et des incidents fâcheux survenus,  telle que la faillite de Fadesa, Mazagan ouvre aujourd’hui, Lixus est sur les rails et le gouvernement a trouvé un investisseur étranger pour la reprise de la station « plage blanche » à Guelmim ». Quoi de plus, d’après Boussaïd, pour « démontrer la capacité du secteur à résister à la crise mondiale, que les choix stratégiques de la vision 2010 sont pertinents et que le Plan Azur avance et livre les résultats escomptés.

 On soulignera également les expressions de  satisfaction des membres du conseil d'administration de Mazagan Beach Resort, Anas Alami, directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), Abed Yaaqoubi Soussane, président de la Mutuelle agricole marocaine d'assurance- mutuelle centrale marocaine d'assurance et  Marouane Tarafa, directeur général de la Société maroco-émiratie de Développement, qui ont salué notamment le respect des délais d'exécution, des dépenses financières et du volet écologique et sa contribution à la valorisation du capital humain marocain. A noter également que les contributions du tour de table des actionnaires du projet se repartissent comme suit : la CDG(21%), la SOMED(21%), la MAMDA(8%) et Kezner International(50% dont 25% reviennent à Dubaï World, filiale du groupe).

El Jadida comme Dubaï et Cape Town
Après l'ouverture de deux stations touristiques Atlantis The Palm à Dubaï et One & Only Cape Town en Afrique du Sud, c’était au tour de Mazagan d’El Jadida de dérouler le tapis pour recevoir toute une palette de célébrités, notamment Naomi Campbell, Naomi Watts, Liev Schreiber, Tamsin Egerton, Lisa Snowdon,  Patrick Bruel, Lindsay Lohan, Clotilde Courau, Mouna Fettou, ainsi que d’autres VIP telles que : l’actrice Natasha McElhone,  les célébrités Télé Donna Air et Simon et Yasmine LeBon.

L'arrivée au Resort  a été honorée par cinquante chevaux d'El Jadida dans leurs costumes nationaux de Tbourida et plus de 250 musiciens locaux comprenant des trompettistes et des batteurs habillés de costumes nationaux complets. Plus de 300 artistes  et artisans comprenant des avaleurs d'épées, cracheurs de feu, voyantes, charmeurs de serpent et danseurs du ventre marocains ont accueilli les invités.

 La rose, fleur célèbre et signature du Maroc,  étaient présente dans des « jardins » avec plus de 100.000 fleurs rouges, blanches et roses fraîches. Des hôtesses vêtues de sculptures de roses élevées sur 3 mètres, chacune couverte de plus de 1.000 fleurs accueillaient les convives.

Marie Béatrice Lallemand, la Dame de Mazagan
« La crise économique internationale est une opportunité pour le Maroc », aime à dire l’infatigable Mme Marie-Béatrice Lallemand, PDG. de Mazagan Beach Resort qui veille au grain. Et  preuves à l’appui, elle s’estime avoir  toutes les raisons pour être  « optimiste et confiante en l'avenir de son projet ». « Nous avons déjà  signé une centaine de contrats avec des Tours opérateurs internationaux et des accords avec la majorité des opérateurs marocains », précise cette experte internationale renommée, puisqu’elle a mené le management  du Grand Hôtel Intercontinental à Paris ou encore de Hilton à Londres.

Côté Marketing, cette battante du tourisme de luxe plaide pour une démarche offensive pour que Mazagan Beach Resort démarre sur les chapeaux de roues : trois bureaux de vente internationaux déjà installés à Paris, Londres et Francfort. Et un premier bilan assez motivant : plus de 200 demandes de groupes enregistrées. C’est que  le groupe a mis en place une politique Marketing basée sur : la Dynamic Pricing qui opte pour une tarification variable selon l’affluence de la clientèle. Aussi, selon Mme Lallemand, le Mazagan Resort fera également preuve d’imagination en se proposant  de mettre en place un produit pour  la classe moyenne dès qu’il identifiera un besoin réel dans ce sens.

Mais, l’apport le plus saillant, selon les responsables de ce Resort, réside dans l’intérêt accordé à la formation. « 12 millions de dirhams ont été consacrés au programme de formation établi en partenariat avec l’Institut hôtelier et touristique d’El Jadida», note la direction du projet qui permettra la création de 1800 emplois, dont 950 sont déjà intégrés.  « Le groupe a fait preuve de beaucoup d’intelligence dans la gestion de ce dossier », reconnait  le ministre Boussaïd. « Je sais que  le dossier formation est le plus cher à Mme Lallemand », lance le ministre à la PDG de Mazagan Resort en rappelant les démarches faites depuis le lancement du plan de formation et de qualifications des RH (2008-2012) dont a besoin le plan Azur et qui prévoit la formation de quelque 72.000 collaborateurs dans tous les métiers du tourisme, jusqu’à la signature de la  convention pour la valorisation des RH avec le groupe Kerzner.

 

 

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